La Bourse chinoise dégringole et ferme

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Les Bourses chinoises ont fermé plus tôt que prévu ce lundi après une chute de 7%.

Les Bourses chinoises de Shanghai et Shenzhen ont stoppé leurs échanges lundi après une chute de 7%.

L'effondrement de l'indice CSI300, qui agglomère les performances des 300 principales entreprises cotées sur les deux Bourses, a pour la première fois déclenché une suspension anticipée des échanges pour la journée, conséquence d'un nouveau règlement des autorités de régulation. L'expiration prochaine de mesures prises par les autorités pour enrayer la chute des marchés en 2015 rend  les investisseurs nerveux. La chute se produit alors que l'activité manufacturière s'est de nouveau contractée dans la deuxième économie mondiale en décembre, pour le cinquième mois consécutif, selon des statistiques publiées samedi.

Les échanges avaient déjà été interrompus une première fois pour 15 minutes lundi, sans réussir à empêcher la baisse des cours.

→ L'indice composite shanghaïen cédait 6,85%, soit 242,52 points, au moment de la suspension des échanges, à 3.296,66 points.

→ A la Bourse de Shenzhen, l'indice s'effondrait de 8,19%, à 2.119,90 points.

Pourquoi? L'arrêt des échanges a pour objectif d'enrayer la volatilité des cours et d'éviter que ne se répète le spectaculaire krach de l'été dernier. En cas d'oscillation extrêmement rapide des cours, si l'indice CSI300, dont les poids lourds incluent les géants pétroliers et bancaires du secteur étatique, perd ou gagne 7%, les échanges sont suspendus pour le reste de la séance afin d'éviter des "risques systémiques", c'est-à-dire un effet de panique qui s'auto-alimente. Les cours des titres pouvaient jusqu'à présent fluctuer de plus ou moins 10% maximum en séance.


"Le marché est inquiet de la levée prochaine d'une règle qui empêche les actionnaires de vendre. La pression va continuer à peser sur le marché dans les jours qui viennent" (Zhang Gang, analyste de Central China Securities).


Au Japon. Le Nikkei finit en chute de plus de 3% la 1ère séance de 2016, suite à ces nouveaux indicateurs confirmant la petite forme du secteur manufacturier chinois. Les investisseurs sont particulièrement prudents par l'annonce d'une nouvelle contraction de l'activité manufacturière en décembre en Chine et par les tensions diplomatiques entre l'Arabie Saoudite et l'Iran.

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