La Bourse de New York suspendue au budget US

Photo AFP ©AFP

La Bourse de New York a fini en baisse de 0,84 % lundi, les chances qu'un accord de dernière minute soit conclu pour sortir de l'impasse budgétaire à Washington paraissant minces.

Journée historique ce lundi pour ThromboGenics, désormais cotée à Wall Street. Mais l'entrée de la biotech belge sur le marché OTC ("over the counter") de la Bourse de New York est pratiquement passée inaperçue: alors que l'absence d’accord au Congrès laissait planer une paralysie de l'État fédéral, Wall Street a clôturé la journée dans le rouge. L'indice Dow Jones a perdu 0,84 % à 15.129,67 points, le S & P-500 a lâché 0,60%, à 1.681,57 points et le Nasdaq a reculé de 0,27% à 3.771,479 points.

A noter toutefois que sur l'ensemble du mois de septembre, le Dow Jones a gagné 2,2 %, le S&P 3 % et le Nasdaq 5,1 %. De même, sur le
troisième trimestre, les trois indices ont progressé de, respectivement, 1,5 %, 4,7 % et 10,8 %.

L'énergie, la grande consommation et les services financiers paient les pots cassés. Un moment en recul de plus de 2 %, Procter & Gamble limite finalement la casse en cédant 1,1 %. Coca-Cola lâche pour sa part près de 1,5 %.

Déjà lourdement affecté par son augmentation de capital la semaine dernière, JC Penney poursuit sa lente descente aux enfers. Le groupe textile clôture une nouvelle fois dans le rouge (-2,7 %).

Pour Apple aussi, c’est le dur retour à la réalité. Après avoir profité la semaine dernière de l’annonce de ventes record de ses derniers modèles de smartphones, le groupe a cédé hier 1,24 %.

A la clôture de la Bourse, il restait huit heures aux parlementaires pour s'entendre. Mais cet objectif semblait difficile à atteindre dans la mesure où le Sénat a rejeté plus tôt dans l'après-midi un projet de loi adopté ce week-end par la Chambre des représentants.

Face au risque d'une paralysie budgétaire, l'ampleur du recul des indices est toutefois restée limitée car les marchés "savent qu'une fermeture partielle des services publics ne fait pas nécessairement s'effondrer les marchés", relativise Dan Greenhaus de BTIG.

"Le vrai problème c'est le plafond de la dette" qui doit être relevé d'ici à la mi-octobre sans quoi les Etats-Unis pourraient être contraints de faire défaut sur une partie de leur dette", ajoute Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services.

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés