La hausse du chômage déprime Wall Street

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Le Dow Jones a perdu 0,57% à 10.319,95 points. Le Nasdaq des valeurs technologiques s’est incliné de 0,83% à 2.190,27 points, et le S & P500 a lâché 0,54% à 1.083,61 points. L'annonce d'une remontée des inscriptions au chômage aux Etats-Unis a pesé sur le moral d'investisseurs déjà moroses après la chute de mercredi. Le pétrole a à nouveau fort baissé.

La Bourse de New York aura vu du rouge toute la journée de ce jeudi. Motif? L’annonce du maintien des inscriptions au chômage aux Etats-Unis à un niveau élevé. De quoi plomber plus encore le moral d’investisseurs déjà bien déprimés suite aux propos de la Fed de mardi soir, suite à la chute boursière de mercredi. Sans oublier le paquet de mauvaises statistiques de cette semaine.

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Cisco (-9,99% à 21,36 USD): les investisseurs n’ont pas aimé les commentaires très prudents de l’équipementier télécoms, qui a évoqué une "incertitude inhabituelle" et noté que ses clients rechignaient à dépenser.
Estée Lauder (-2,57 % à 58,80 USD): le groupe est repassé dans le vert sur son quatrième trimestre, mais son bénéfice et ses prévisions ont déçu.
Google (-0,06% à 492,02 dollars): le géant de l’internet a signé un accord avec DirecTV pour lui fournir des spots publicitaires ciblés diffusés sur des chaînes offertes par cet opérateur de télévision par satellite aux Etats-Unis.
eBay (+ 1,60 %, à 21,59 USD): le groupe de distribution sur internet a bénéficié d’une recommandation d’achat de son titre de la part des analystes de Citi.
Sara Lee (-0,69 % à 14,37 USD): le groupe d’alimentation a annoncé des bénéfices grâce à l’amélioration de ses activités de détail en Amérique du Nord et de boissons à l’international.l"Les nouvelles sont baissières, de manière uniforme", a résumé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

 

Pourquoi?

Les nouvelles inscriptions au chômage sont donc montées à leur plus haut niveau depuis février aux Etats-Unis, à 484.000 en une semaine, alors que les analystes s'attendaient à les voir reculer.

Cette nouvelle "s'ajoute à la série d'indicateurs publiés ces derniers temps qui ont assombri les perspectives économiques et conduit aux fortes pertes d'hier (mercredi)", ont relevé les analystes de Charles Schwab.

Mercredi, Wall Street avait fini en forte baisse, après le constat de la banque centrale américaine selon lequel la croissance ralentit aux Etats-Unis: le Dow Jones avait perdu 2,49%, le Nasdaq 3,01% et le S&P 500 2,82%.

"La Fed reconnaît ce que l'on savait: onze mois après le début de la reprise, il n'y a pas de création d'emplois", a estimé M. Blicksilver. "Il semble qu'on soit en train de glisser vers une déflation à la japonaise. Cette idée que le marché doit monter parce que les taux sont très bas devient suspecte".

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans montait à 2,742% contre 2,685% mercredi soir, et celui du bon à 30 ans à 3,936% contre 3,921% la veille.

Les prix du pétrole ont de nouveau enregistré de fortes pertes jeudi à New York, le baril finissant sous la barre des 76 dollars, plombé par les inquiétudes pour la demande d'or noir dans un contexte de ralentissement économique.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre a terminé à 75,74 dollars, en baisse de 2,28 dollars par rapport à la veille, ce qui porte ses pertes à 5,74 dollars, ou 7%, en trois séances.

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