La réforme fiscale de Trump coûte cher à BofA et Goldman Sachs

©BLOOMBERG

Pénalisée comme ses concurrents par la réforme fiscale de Donald Trump, Bank of America termine toutefois son exercice 2017 sur l'un de ses plus gros bénéfices depuis 2006. Goldman Sachs enregistre, pour sa part, sa première perte trimestrielle en 6 ans.

Comme Citigroup, Bank of America et Goldman Sachs n'échappent pas aux impacts négatifs de la réforme fiscale de l'administration Trump. Cette charge est notamment liée à la rapatriement aux Etats-Unis de bénéfices jusqu'ici détenus à l'étranger par des filiales mais aussi des modifications comptables.

→ Bank of America a vu au 4e trimestre son bénéfice net divisé quasiment par 2 à 2,37 milliards de dollars. BofA chiffre l'effet négatif de la réforme fiscale à 2,9 milliards de dollars. Le résultat net ressort à 20 cents par action, 39 cents un an plus tôt. L'action perdait un peu plus de 2% à l'ouverture de Wall Street.

Cette charge exclue, le bénéfice s'affiche à 5,3 milliards (47 cents par action). Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 44 cents (après ajustement). 

Sur l'ensemble de l'exercice 2017, la banque réussit à terminer sur un bénéfice en hausse à 18,23 milliards de dollars. Il s'agit d'un de ses plus importants bénéfices annuels depuis 2006.

→ Pour Goldman Sachs , la charge exceptionnelle liée à la réforme fiscale s'élève à 4,4 milliards de dollars. L'établissement avait déjà annoncé un impact potentiel de 5 milliards. 

Lloyd Blankfein, CEO de Goldman Sachs ©AFP

Le groupe plonge donc au 4e trimestre dans le rouge à 2,14 milliards de dollars, soit 5,51 dollars par action. Un an auparavant, il affichait un bénéfice de 2,15 milliards 5,08 dollars par action. Hors cette charge et autres éléments exceptionnels, le bénéfice par action s'établit à 5,68 dollars. Les analystes anticipaient en moyenne 4,91 dollars par action.

C'est la première fois que Goldman Sachs accuse une perte trimestrielle depuis 2011. 

Le CEO Lloyd Blankfein ne broie pas pour autant du noir. "Avec une économie mondiale sur le point d'accélérer, une nouvelle législation fiscale américaine censée donner un coup de fouet (aux entreprises et consommateurs) nous sommes en bonne position pour servir nos clients et faire des progrès importants dans le plan de croissance que nous avons mis ne place en septembre."

Sachs pourrait notamment profiter des baisses massives d'impôts accordées aux entreprises et aux consommateurs aux Etats-Unis. Des experts prédisent aussi de grandes manoeuvres de la part des entreprises (acquisitions, introductions en Bourse, cession, émissions obligataires...), ce qui pourrait représenter une aubaine pour les banquiers de Goldman Sachs spécialisés dans le conseil.

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