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La volatilité a dissipé les marchés

Les marchés européens se sont montrés volatils. L'indice de confiance des ménages US, au plus bas depuis 8 mois, l'indice des prix des logements US en pseudo-recul de 0,1% ou l'augmentation de capital de Michelin, tirant les valeurs autos au plus bas des compartiments européens,... Indicateurs et infos de sociétés n'ont pas manqué de semer la confusion.

Les marchés européens ont terminé la séance en ordre dispersé, ayant différemment assimilé le va-et-vient de facteurs confondants. Dernier paru, le regain de méfiance des consommateurs américains, l'indice du Conference Board étant retombé à son plus bas niveau depuis février. "D'une manière générale, la confiance des consommateurs dans l'économie reste très mauvaise. Ils sont si peu nombreux à tabler sur une amélioration de la conjoncture à court terme que le rythme de la croissance économique ne devrait pas s'accélérer dans les mois à venir", a expliqué l'institution.

Auparavant, les investisseurs avaient déjà dû assimiler la quasi stagnation des prix des logements aux Etats-Unis en juillet, à leur plus haut niveau depuis le mois de décembre 2008. Les responsables de l'enquête ont renouvelé leurs mises en garde contre tout excès d'optimisme. "Quiconque espère voir les prix des logements revenir à leur pic de 2005-2006 risque d'être déçu". Entendez par là le point haut du cours atteint avant la crise financière et économique. "Si l'on en juge par l'évolution récente du marché du logement, il semble plus probable que les prix restent stables", ont ajouté leurs auteurs.

Par ailleurs, opérateurs et consorts ont dû composer avec des rumeurs selon lesquelles la Banque centrale européenne achetait des fonds d'Etats émis par des pays périphériques à l'instar de l'Irlande. Les craintes sur ces pays se sont cristallisées ce mardi autour de l'Irlande, surtout après que Standard & Poor's a annoncé que Dublin risquait de voir sa note réduite à nouveau en raison du coût de la recapitalisation d'Anglo Irish Bank, qui risque d'être révisé. A la suite de cette déclaration de l'agence de notation, l'écart de rendement entre le papier à 10 ans irlandais et celui à 10 ans allemand a atteint un plus haut depuis la création de la zone euro.

Par contre, les investisseurs ont totalement ignoré ce matin la bonne surprise en provenance d'Allemagne avec le moral des ménages qui a atteint son plus haut niveau depuis trois ans selon l'institut de recherche GfK.

Dans ce contexte, l'indice paneuropéen DJ Stoxx 600 a clôturé à  262,36 points (-0,21 %). Le repli des valeurs automobiles, suite à l'augmentation de capital annoncée par Michelin, a freiné la hausse des indices en Europe, le compartiment a signé la plus forte baisse sectorielle (-1,34 %). Tandis que les valeurs bancaires (-0,93 %) ont été secouées par les tensions en Irlande, liées aux difficultés de la banque nationalisée Anglo Irish et à la dette souveraine du pays.

L'indice Dax a finalement très légèrement reculé, de 0,04 % à 6.276,09 points à la clôture. A Francfort, l'effet de la chute de la confiance des ménages américains a été amorti par le bond du moral des ménages allemands mesuré par l'institut GfK. L'indice GfK a fait du bien à l'action du géant allemand de la distribution Metro, qui s'est appréciée de 1,11% à 47,5 euros. Deutsche Bank a abandonné 2,19% à 40,25 euros, Commerzbank -1,69% à 6,09 euros.

Proche de l'équilibre, le CAC 40 a porté sa décote à 0,10 % pour 3.762,35 points, dans un volume d'échanges de 3,517 milliards d'euros. Côté valeurs, le titre Michelin a été malmené toute la séance (-10,21% à 58,60 euros) après l'annonce du lancement d'une augmentation de capital de 1,2 milliard d'euros, qui comprend une décote de près de 30% par rapport au cours de clôture de lundi. BNP Paribas et Société Générale se sont repliées respectivement de 1,45% à 54,39 euros et 0,66% à 44,75 euros. Le géant du luxe LVMH a fait office de valeur refuge dans ce contexte tendu et a pris 2,31% à 106,50 euros. Hors CAC 40, Technicolor a grimpé de 2,84% à 4,17 euros, les investisseurs saluant la cession pour 60 millions de dollars de la majorité de sa participation dans Screenvision US, leader mondial des régies publicitaires cinéma.

L'indice Footsie n'a pris que 0,09 % à 5.578,44 points. RBS a cédé 1,56 % à 48,05 pence, Standard Chartered 0,73 % à 1.896,5 pence et Barclays 0,55 % à 309,05 pence.

L'AEX a le mieux performé, finissant en boni de 0,30 % à 338,17 euros.

A Bruxelles, l'indice Bel 20 a progressé de 0,22 % à 2.603,50 points. Colruyt a ponctué la séance bon dernier (-1,43 % à 193,55 euros). Hors Bel 20, Sioen a flambé de 10,23 % pour un volume d'échanges de 103.867 actions. Les investisseurs semblent avoir redécouvert la valeur. Depuis les résultats semestriels, le cours de Sioen Industries décrit une ascension de plus de 3O%.


AGENDA


USA
Le prix des habitations individuelles a légèrement baissé en juillet aux Etats-Unis et, avec la fin du crédit d'impôt intervenu en avril, ce dernier devrait se stabiliser à un point bas, montre l'indice S&P/Case-Shiller publié mardi. Cet indice, qui mesure les prix dans 20 zones métropolitaines, a reculé de 0,1% en données CVS, évolution conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters, contre une augmentation de 0,2% en juin (chiffre révisé). L'indice repart ainsi à la baisse après trois mois consécutifs de hausse. Sur une base brute, les prix ont progressé de 0,6%, après une hausse de 1% en juin et +0,4% attendu par les économistes. Sur un an, l'indice Case-Shiller affiche une hausse de 3,2%, ce qui est un peu mieux par rapport à la progression de 3,1% prévue mais représente une décélération par rapport aux +4,2% de juin.

La confiance du consommateur américain a reculé nettement plus que prévu en septembre, tombant à son plus bas niveau depuis février, sous le coup d'une détérioration du marché de travail et des conditions d'activité, selon l'indice de l'organisation patronale Conference Board publié mardi. Cet indice ressort ainsi à 48,5 en septembre contre 53,2 (révisé de 53,5) en août. Les analystes interrogés par Reuters l'attendaient à 52,5.
L'indice des anticipations ressort à 65,4 contre 72,0 le mois dernier. L'indice d'évaluation de la conjoncture du moment est tombé à 23,1 contre 24,9 en août. La proportion de ceux qui trouvent qu'un emploi est difficile à trouver a augmenté à 46,1%, alors qu'ils étaient 45,5% à penser cela un mois plus tôt, tandis que celle des personnes jugeant qu'il est facile de décrocher un emploi est passée de 4,0% à 3,8%.


ANGLETERRE

Le Royaume-Uni a enregistré une croissance de 1,2% au 2e trimestre, a confirmé mardi l'Office des statistiques nationales (ONS) dans son estimation finale. Cette confirmation était attendue par les analystes, qui pensent en revanche que cette performance correspond à un point haut avant un net ralentissement.

ALLEMAGNE

Le moral des ménages allemands tel que mesuré par le baromètre de l'institut de recherche GfK a atteint son plus haut niveau depuis trois ans, soit 4,9 points, selon un communiqué publié mardi. "La tendance à la hausse du baromètre s'est nettement accélérée. Des conditions favorables, comme la reprise conjoncturelle, l'évolution positive de l'emploi et la modération des prix, nourrissent la propension à consommer", a expliqué l'institut GfK. Il a indiqué que "la consommation des ménages pourrait évoluer plus favorablement que prévu" dans les prochains mois.

VALEURS

***BELGIQUE***

KBC
BlackRock a porté sa participation dans KBC à plus de 3%, puisque selon une déclaration de transparence BlackRock détient 3,09% du bancassureur contre 2,99% en février.

CMB
ING a relevé son objectif de cours sur la valeur à 22,40 euros contre 20 euros avant. L’avis reste à " conserver ".

EURONAV
KBC Securities a réduit son avis sur la valeur à “accumuler” contre “acheter” avant. L’objectif de cours passe de 20 euros à 17 euros.

PUNCH INTERNATIONAL
KBC Securities a relevé son avis sur la valeur à " conserver " contre " vendre " avant. L’objectif de cours passe à 3,20 euros contre 2,50 euros avant.

TEXAF
KBC Securities a relevé son objectif de cours sur la valeur à 200 euros contre 160 euros avant.

LOTUS BAKERIES
La Banque Degroof a relevé son objectif de cours sur Lotus Bakeries à 470 euros contre 450 euros avant. L’avis reste à " accumuler ".

GALAPAGOS
Galapagos a annoncé le lancement de la phase 2 de l’étude clinique de son médicament contre le rhumatisme. Galapagos estime que les résultats devraient être connus mi 2011, la fin de l’étude étant attendue à la fin de la même année.

ONCOMETHYLOME SCIENCES
L’entreprise biotechnologique a annoncé qu’elle renforçait sa présence aux Etats-Unis à travers l’engagement de deux personnes.

VGP
Bart Van Malderen, le fondateur de VGP a racheté une partie des actions VGP à sa mère. L’opération s’élève à 11,5 millions selon un communiqué de la CBFA. Van Malderen détient désormais 46,7 % de VGP.

SIOEN
Plus de 100.000 actions Sioen ont changé de mains ce lundi, les investisseurs semblant rédécouvrir la valeur. Depuis la publication des résultats semestriels le 31 août dernier, l’action a progressé de plus de 30 %.

QUEST FOR GROWTH
Le fonds d'investissement britannique Laxey Partners a réduit sa participation dans la pricaf Quest for Growth de 11,99 à 9,86%. Laxey Partners était l'actionnaire le plus important de QfG.

ACCENTIS
La société immobilière Accentis, à la recherche d'argent frais, lance une augmentation de capital de maximum 20,5 millions d'euros. Parallèlement, ses activités seront restructurées en profondeur.

***EUROPE***

MICHELIN
Le groupe français de pneumatiques a annoncé mardi matin le lancement de cette opération en numéraire avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires. Le prix unitaire de souscription a été fixé à 45 euros par action nouvelle, soit un prix très inférieur au cours de clôture de l'action lundi soir à 65,26 euros. En outre, une augmentation de capital dilue le capital de l'entreprise, ce qui pèse en général sur son titre en Bourse.

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