Le Bel 20 a achevé l'année sur une progression de 10,3%

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Umicore signe la meilleure performance. Pour la deuxième année de suite. Mais sur l’ensemble de la Bourse, le titre de champion revient à l’action du groupe biotech argenx qui s’est envolée de plus de 200%!

L’indice Bel 20 tient sa revanche. Sur ses prestations de 2016. Mais aussi sur les valeurs moyennes qui, contrairement à ce que l’on a observé il y a un an, ont moins bien performé cette fois que les grosses capitalisations en 2017. Après avoir marqué une petite pause en 2016 (-2,54%), le principal indice d’Euronext Bruxelles est en effet reparti de l’avant. Et c’est sur un bilan positif de 10,3% qu’il a achevé l’année écoulée, à 3.977,88 points. Une performance qui se compare favorablement par rapport à celle du CAC 40 (+9,26%) à Paris. De l’autre côté de l’Atlantique, à Wall Street, le Dow Jones affiche une hausse de 25,6% et l’indice Composite du Nasdaq de 28,8%.

En ce qui concerne l’indice Bel 20 Total Net Return, celui qui tient compte des dividendes payés par les sociétés belges, il a progressé de 13,6%. A Francfort, le DAX 30 qui est aussi un indice "return", a gagné 12,51%.

Comme la plupart des marchés en Europe, les actions des sociétés cotées à la Bourse de Bruxelles ont été tirées à la hausse par l’amélioration des bénéfices des entreprises dans un contexte de croissance soutenue des économies dans le monde et de politique monétaire toujours accommodante conduite par la Banque centrale européenne. Probablement que si l’euro ne s’était pas renforcé de 14% face au dollar, la progression du Bel 20 aurait été plus sensible.

AB InBev rétrograde

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Il n’y a toutefois pas que l’euro à avoir tempéré la hausse de l’indice Bel 20. Poids lourd de la cote bruxelloise, AB InBev en est un autre responsable. Mettant fin à une série de 7 années positives au terme desquelles elle avait progressé de 590%, son action s’est repliée de 7,38% à 93,13 euros. Elle fait partie des 6 titres sur les 20 que compte l’indice à avoir clôturé l’année dans le rouge. Du fait de son poids plus important dans cet indice, le All Shares Net Return a aussi été freiné dans sa hausse. Il n’a gagné que 4,86% en 2017 à 43.084,99 points.

La méforme d’AB InBev en Bourse lui a fait perdre quelques places dans le classement des plus importantes capitalisations boursières au monde. Après s’être glissé un court moment dans le top 10 à la fin de 2016, AB InBev est retombé à la 24e place, avec une valeur boursière ramenée à 188 milliards d’euros. Des interrogations sur la croissance de ses ventes dans certaines parties du monde où le brasseur est actif, expliquent pour une bonne part l’évolution capricieuse de cette valeur. Quant aux autres valeurs à avoir déçu leurs actionnaires, il y a Colruyt (-7,75%) aussi en raison des inquiétudes sur l’évolution de ses bénéfices, Bekaert (-5,3%), Aperam (-1,24%) et Ontex  (-2,4%) et Proximus (-0,04%).

Les champions du Bel 20

Grâce à la remontée des prix de certains métaux et des perspectives favorables du marché de l’auto électrique, Umicore s’est adjugé pour la 2e année consécutivement le titre de la meilleure performance dans le Bel 20. Il s’est envolé de 45,72% à 39,46 euros. Suivent Galapagos (+29,6%), KBC (+20,9%), Engie (+18,3%) et ING (+14,6%).

Parce que sa politique d’investissement censée assurer des bénéfices supplémentaires dans les prochaines années est appréciée par le marché, bpost est reparti de l’avant après une année 2016 mitigée. L’action du groupe postal a gagné 12,8%. Une belle prestation à laquelle on ne manquera pas d’additionner le rendement élevé de son dividende (5% bruts).

Solvay qui a fêté ses 50 ans de cotation a limité ses gains à 4,09% à 115,9 euros.

Cinq actions du Bel 20, contre 6 en 2016, ont réussi à améliorer leur record d’altitude. Outre Umicore (39,8 euros) bien évidemment, on trouve dans ce registre AvH (156,20 euros), Sofina (134,70 euros), Galapagos (87,8 euros) et Telenet (61,55 euros).

Le cercle des 10 milliards

Cela peut paraître curieux, en dépit de la hausse de l’indice, les valeurs du Bel 20 affichent ensemble une capitalisation boursière en repli par rapport aux 427,9 milliards d’euros de 2016. Comment expliquer ce phénomène? Il y a la tenue décevante de l’action AB InBev. Mais pas seulement. Ce repli fait suite surtout au réaménagement intervenu dans la composition du Bel 20 en mars lors de la revue annuelle par ses gestionnaires. À ce moment-là, Ahold Delhaize , qui affiche actuellement une valeur de 24 milliards, avait été retiré de l’indice en compagnie d’Elia. Ces deux actions avaient été remplacées par Sofina et Aperam qui, ensemble, totalisent actuellement une valeur de 8 milliards d’euros à peine. Bien que cela ne soit pas vraiment en lien avec leur retrait de l’indice, l’action Ahold Delhaize accuse une perte de 8,5% sur l’ensemble de l’année, et celle d’Elia 3,6%.

Avec le retrait d’Ahold Delhaize de l’indice, le cercle des sociétés valant plus d’un milliard d’euros a perdu un membre du coup. Ils ne sont plus que 7 à valoir autant. AB InBev, ING, Engie, KBC, GBL, UCB et Solvay sont de ceux-là. Avec une valeur comprise entre 8,6 milliards d’euros et 9,4 milliards, Proximus, Umicore et Ageas sont des candidats potentiels pour devenir membre de ce cercle.

Bekaert (2,19 milliards d’euros) et Ontex (2,26 milliards) sont les plus petites capitalisations boursières du Bel 20.

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