Le "tournant clé" approche pour Recticel

La division auto de Recticel produit des tableaux de bord et des intérieurs pour voitures. ©Emy Elleboog

Le processus de vente de la division automobile de Recticel pourrait aboutir dans les prochains mois. Et fournir des fonds supplémentaires pour accélérer le développement du segment isolation pour lequel des acquisitions sont envisagées.

Recticel , le leader européen des mousses de polyuréthane est bien positionné pour réaliser un millésime 2018 de premier ordre aussi bien au niveau de ses résultats que de son parcours boursier. Les deux allant souvent de pair, il est vrai. Depuis le début de l’année, l’action affiche un gain de 30%. Sur les douze derniers mois il tourne même autour des 50%.

Pour les six premiers mois de l’année, le groupe a dévoilé, ce mercredi matin, des chiffres solides. Les ventes progressent de 4% malgré des effets de change négatifs, l’Ebitda récurrent combiné grimpe de 12% à 56,2 millions d'euros et le résultat net (part du groupe) bondit de 31% à 18,7 millions d’euros.

Recticel, qui poursuit le processus de vente de son segment automobile, axe sa croissance sur trois piliers: l’expansion géographique, des innovations de produits et des opportunités de croissance externes se concentrant essentiellement sur l’isolation.

"Le fait que le désinvestissement dans l’automobile avance selon les plans semble indiquer que Recticel dispose maintenant d’une ‘short list’ d’acheteurs et qu’une annonce officielle peut être attendue avant la fin de l’année" avance Nathalie Debruyne de Degroof Petercam qui met cela au conditionnel en attendant confirmation de la direction.

130 millions d'euros

"Cette transaction représenterait un tournant clé pour le groupe et une hausse potentielle de 3 euros de notre objectif de cours en tenant compte de revenus de 130 millions d’euros" précise l’analyste. En outre, les fonds récoltés apporteraient des ressources supplémentaires pour accélérer le développement du pôle isolation.

Pour l’heure, elle maintient sa recommandation à "acheter" et son objectif de cours à 12 euros ce qui valorise la société avec une décote substantielle par rapport à Kingspan , le leader européen de l’isolation.

KBC va revoir ses estimations

Pour l’ensemble de l’exercice en cours, le groupe dirigé par Olivier Chapelle a renouvelé sa prévision non chiffrée d’une croissance continue de ses ventes combinées et de son Ebitda récurrent combiné.

"Avant la publication de ces résultats, nous tablions sur une croissance annuelle de l’Ebitda récurrent d’environ 2% à 107,3 millions d’euros" note, de son côté, Wim Hoste de KBC Securities. "Mais nous pensons que cela apparaît trop prudent à la lumière des chiffres semestriels légèrement meilleurs que prévu et vu la baisse récente des prix des matières premières." L'analyste va probablement relever ses estimations. Il reste à "accumuler" sur le titre avec un "target" de 11 euros.

Giel-Jan Triest d'ING ("achat", 11 euros) , estime, pour sa part, qu'il n'y a pas de risque à la baisse de la prévision de l'Ebitda récurrent combiné qui, au niveau du consensus des analystes, s'élève à 117 millions d'euros et cela grâce au déclin des matières premières et de la bonne santé des marchés. 

En fin de matinée, l’action progressait de 1,7% à 10,02 euros.

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