Les 5 actions préférées de Kristof De Graeve

©Emy Elleboog

Voici la sélection d'actions de Kristof De Graeve. Pourquoi mise-t-il sur ces titres?

Randstad

Investir dans Randstad , c’est miser sur la poursuite de la reprise économique en Europe, même si l’Amérique du nord représente un peu plus de 20% du chiffre d’affaires du groupe. Cette année, l’action a augmenté de 33% et l’attaque organisée contre la direction a été tuée dans l’œuf. Quant aux résultats, le meilleur reste à venir. Grâce au levier opérationnel, le chiffre d’affaires du groupe devrait afficher une croissance deux fois supérieure à celle du bénéfice. L’effet levier se fait également sentir dans les contextes moins favorables, ce qui donne à Randstad l’étiquette d’entreprise cyclique. Sur une base historique, la valorisation (C/B 15E 16,4; div% 15E 2,9%) est plutôt neutre.

Royal Dutch Shell

Le prix du baril de Brent a chuté de 50% en un an. L’action Royal Dutch Shell cote 35% en dessous de son niveau de l’an dernier. Il est impossible de prédire l’orientation que prendra le prix du pétrole, mais Royal Dutch Shell se prépare pour une longue période de vaches maigres. L’objectif principal du groupe est de maximiser les flux de trésorerie pour permettre au moins le maintien du dividende et le rachat d’actions. La reprise annoncée de BG, qui devrait être clôturée début 2016, s’inscrit parfaitement dans cette stratégie. Le rendement du dividende (15E 7,9%) peut à lui seul justifier l’achat de l’action. BG cote environ 6% en dessous du prix offert par Royal Dutch Shell. À méditer…

Google

Le canal numérique recueille de plus en plus les faveurs des publicitaires, au détriment des médias traditionnels. Google , qui tire près de 90% de son chiffre d’affaires des publicités, profitera sans aucun doute de cette tendance à long terme. De plus, le groupe renforce son écosystème en développant des nouveaux produits comme un téléphone Android pour moins de 100 dollars. La transformation de Google en holding (Alphabet) donnera naissance à deux divisions: une pour les activités clés existantes, et l’autre pour les nouvelles activités hors recherche. Pour une entreprise dont la croissance du bénéfice est estimée à 15% par an, la valorisation (C/B 15E 22,6) reste raisonnable.

Daimler

On pouvait supposer que le cours de l’action Daimler atteindrait de nouveaux sommets, mais la perte de confiance dans le secteur automobile et le scandale chez Volkswagen sont venus jouer les trouble-fête. Malgré tout, le constructeur de voitures de luxe et de camions bat record après record en termes de ventes et de résultats. Même la Chine continue à bien se porter. La gamme a été entièrement renouvelée, ce qui permet au groupe de toucher un public plus large. De plus, l’entreprise a réduit ses coûts et augmenté sa productivité. La valorisation (C/B 15E 8,2; div% 15E 4,5%) tient suffisamment compte du caractère cyclique du secteur.

Bayer

Bayer va pleinement se consacrer à ses activités "life science". Le département chimie material science sera introduit en Bourse sous le nom de Covestro. Bayer en détiendra encore 60% mais l’objectif est de le rendre indépendant. Bayer simplifie aussi son organisation. Il mise sur sa croissance organique, qu’il compte renforcer par de petites acquisitions. On s’attend à une hausse vigoureuse du bénéfice 2015; les marges pourraient suivre le même chemin à l’avenir. L’action est aujourd’hui près de 20% au-dessous de son sommet d’avril – un record absolu – et sa valorisation (C/B 15E - ratio cours/bénéfice estimé pour 2015-16,5; div% 15E - rendement du dividende estimé pour 2015 - 2,2%) est attrayante.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés