Les actionnaires de Proximus reprennent espoir

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Les obstacles seraient trop importants pour permettre l’entrée d’un quatrième acteur sur le marché des télécoms belges. Les actionnaires de Proximus applaudissent...

"Il n’y aura pas de quatrième opérateur mobile en Belgique." Telle est la conclusion que tirent plusieurs analystes et qui commence à s’infiltrer dans la tête des investisseurs. Pour preuve, la lente remontée de Proximus ces dernières semaines (+11,5% depuis le 1er septembre). L’action a d’ailleurs accéléré le tempo ce mercredi, terminant en tête du Bel 20.

Selon JP Morgan, dernier broker à avoir publié une note sur le sujet, les obstacles sont trop importants pour permettre l’entrée d’un quatrième acteur sur le marché des télécoms belges. Un nouvel arrivant devra entre autres fournir une couverture de 20% avant de pouvoir utiliser les réseaux mobiles de ses concurrents – ce que l’on appelle "l’itinérance nationale" dans le milieu. "Le temps nécessaire rend compliqué le dossier d’investissement", estiment les analystes de JP Morgan. Ils pointent également la trajectoire de couverture (30% après trois ans, 70% après six ans, 99,8% après huit ans), ainsi que l’interdiction de revendre les licences de téléphonie mobile au cours des six premières années. "Il n’y a pas de ‘free lunch’", résument-ils.

JP Morgan et d’autres courtiers pensent également que le groupe français Iliad – qui pourrait être le 4e opérateur, selon les rumeurs – ne participera pas à la vente aux enchères du spectre belge l’année prochaine. Son CEO avait d’ailleurs déclaré lors de la publication des résultats semestriels du groupe: "Nous donnons la priorité à la France et à l’Italie". Plus de peur que de mal pour Proximus?

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