Les bénéfices des sociétés du Bel 20 en recul de 30%

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Surpassant AB InBev, ING est devenu le plus gros contributeur au niveau des bénéfices dans l’indice Bel 20.

Le millésime 2016 est bien parti pour ne pas compter parmi les meilleurs pour les sociétés liées à l’indice Bel 20. Les résultats que leurs patrons viennent de publier au terme des 6 premiers mois de cette année sont sensiblement en retrait par rapport à ceux engrangés durant la période correspondante de 2015.

À ce jour, 17 sociétés du principal indice de la cote bruxelloise ont déjà communiqué leurs chiffres. Il ressort de ceux-ci que les bénéfices sont en recul de 29%, pour revenir à 7,727 milliards d’euros. Un montant qui, à suivre les notes d’analystes, pourrait monter jusqu’à 8,4 milliards lorsque Ackermans & van Haaren , Elia et surtout Ahold Delhaize publieront vers la fin de ce mois d’août leur bilan semestriel.

Les résultats finaux s’étaient élevés au premier semestre de 2015 à 10,9 milliards d’euros. En tenant compte de ceux qu’avaient publiés l’an passé les trois "retardataires", ce montant monte alors à 11,6 milliards d’euros.

ING, le champion

Les sociétés de l’indice Bel 20 à annoncer des résultats en hausse sont moins nombreuses que celles qui ont subi une contraction de leurs performances. Elles sont au nombre de 7 sur les 17 prises en compte (voir infographie).

Le champion dans cette catégorie n’est plus cette fois notre brasseur national mondialement connu, AB InBev . C’est au bancassureur ING que revient ce titre et cela, malgré un environnement de taux bas… Il signe la meilleure progression des résultats, qui sont aussi les plus élevés du Bel 20. Ils grimpent de 20% pour atteindre 2,5 milliards d’euros. Cocorico, dans la branche "retail", ce sont en outre les activités basées en Belgique qui contribuent le mieux à cette performance. Elles ont engrangé un résultat brut de 458 millions d’euros (+ 87%!) contre 375 millions (-25%) pour celles aux Pays-Bas.

Loin derrière ING, on trouve l’énergéticien français Engie qui a vu ses résultats en progrès de 11,3%. Ontex a fait part d’une hausse de 11% de ses profits, en dépit de l’extrême prudence qu’avaient affichée ses dirigeants au moment de la publication du bilan annuel 2015 en mars dernier. Le groupe avait notamment pointé le contexte fort concurrentiel de ses activités qui mettait ses prix sous pression.

Parmi les autres bons élèves, épinglons encore la hausse de 9% des résultats chez UCB et de 12,8% selon des chiffres (nets ajustés) divulgués par Bloomberg chez Colruyt .

10 entreprises ont vu leurs chiffres virer à la baisse. Parmi elles, il y a Umicore (-49,4%), AB InBev (-40,6%), Cofinimmo  (-39,4%) Bekaert (-36,7%) et Proximus (-12,7%) entre autres. Pour 3 sociétés de ce groupe, les résultats ont même basculé dans le rouge. Cela est le cas de GBL , Ageas et Telenet .

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Les patrons se justifient

Pour expliquer le repli des résultats finaux, les entreprises ont été nombreuses à pointer les fluctuations de certaines devises internationales. Chez Solvay par exemple, ces variations de changes justifient en partie le repli de 4% du chiffre d’affaires au 2e trimestre. "La croissance robuste du volume a été plus qu’annihilée au niveau du chiffre d’affaires par des effets des changes défavorables", dit de son côté Bekaert. AB InBev indique que "la croissance interne de l’EBITDA a été plus qu’atténuée par une hausse des résultats financiers nets et des effets de change défavorables".

Le manque de moral des consommateurs est un autre facteur qui a été cité. Notamment chez AB InBev, en faisant allusion en particulier à ceux du Brésil et de la Chine. De même, l’érosion des prix des produits vendus chez Solvay ou encore Bekaert.

À côté de ces éléments, il y en a d’autres, non récurrents ceux-là, comme chez Cofinimmo, Umicore qui a réglé une amende de 69 millions d’euros infligée par l’Autorité française de la concurrence, ou encore la comptabilisation d’une moins-value par GBL sur sa participation dans LafargeHolcim. Telenet vient pour sa part de subir sa première perte semestrielle depuis 2011. Elle fait suite au rachat de Base que le câblo-opérateur vient de boucler.

Ce qu’ils ont dit à propos des dividendes

Au chapitre des dividendes, quelques infos ont été lâchées. Cofinimmo confirme ainsi la distribution en 2017 d’un dividende inchangé de 5,50 euros, de même que Proximus (1,50 euro). Chez ING, le dividende intérimaire au titre de l’exercice 2016 reste inchangé à 0,24 euro. Umicore a par contre relevé le sien de 20%, à 0,60 euro. Colruyt avait déjà annoncé en juin une hausse de 12% de son dividende à 1,12 euro. Il sera détaché le 30 septembre.

Engie confirme le paiement d’un acompte sur dividende de 0,50 euro. Enfin, KBC , qui attribuera désormais un dividende intérimaire chaque année, paiera un montant de 1 euro pour l’exercice 2016 le 18 novembre prochain.

Tous les montants cités au titre de dividendes sont bruts et par action.

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