Les biotechs paient un lourd tribut à la crise

©Bloomberg

La Bourse de Bruxelles a clôturé la séance de mardi sur une perte de 2,1%. Les actions des sociétés biotechs ont été les plus malmenées.

S’il y avait, encore quelques jours auparavant, des raisons pour se porter à l’achat sur l’une ou l’autre action, dans ce courant vendeur précipité, c’est certain, on les a toutes – ou presque – oubliées mardi. Adieu le thème de la belle croissance mondiale homogène, adieu celui de la croissance des bénéfices, et les autres. Ce sera peut-être lorsque les émotions se seront dissipées que les investisseurs se les rappelleront et reprendront plus sereinement le chemin de la Bourse.

Les dégâts à la Bourse de Bruxelles sont importants...

En attendant, la Bourse de Bruxelles n’a pas échappé à la bourrasque qui a déferlé sur les marchés. Les dégâts sont importants, même si des rachats à bon compte avaient déjà été réalisés au pire moment de la journée, soit dans l’heure qui a suivi l’ouverture du marché.

L’indice Bel 20 a clôturé en repli de 2,53% à 3.896,59 points. Depuis son point le plus haut de l’année atteint le 16 janvier, il s’est replié de 6,7%. L’indice Bel Mid, celui des valeurs moyennes, a fini la journée en baisse de 1,74% à 5.159,77 points. Le Bel Small a lâché 2,2% à 15.325,57 points. Ces deux derniers indices portent à un peu plus de 6% leurs pertes depuis leur sommet historique atteint dans le courant de janvier.

AB InBev au plus bas depuis la fin 2014

Côté valeurs, ce sont celles qui ont le plus progressé ces derniers mois, qui ont subi les plus grosses pertes. Dans le Bel 20, c’est Aperam (-3,9% à 43,90 euros) qui se retrouve dans ce cas de figure. Suivent le secteur financier avec ING (-3,19% à 15,10 0 euros), KBC (-3,52% à 73,92 euros) et un peu plus loin Ageas (-2,84% à 41,10 euros). Avec tout de même l’une ou l’autre exception. Comme UCB (-1,59% à 65,64 euros) et Umicore (-1,37% à 40,09 euros). Ces deux actions avaient tenu la forme ces derniers temps.

AB InBev n’a rien fait d’autre que confirmer son trend baissier amorcé à l’automne.

Inversement, ce sont les actions qui ont dessiné récemment un parcours chaotique, qui ont fait preuve de résistance. On trouve principalement Bekaert (inchangé à 35,82 euros) et Ontex (-1% à 23,72 euros) qui avait déjà perdu plus de 20% entre la mi-octobre et la veille de la dégringolade des marchés.

À côté de ces valeurs, AB InBev n’a fait rien d’autre que confirmer son trend baissier (-2,27% à 86,26 euros) qu’il a adopté à l’automne (lire en page 24). Il touche un plus bas depuis le mois de décembre 2014.

Melexis rebondit de 13%

En dehors du Bel 20, le secteur biotech subit d’importants dommages. Il a beaucoup contribué aux pertes subies par les indices Bel Mid et Bel Small. Argenx, Bone Therapeutics, Celyad, Asit Biotech et Kiadis abandonnent de 5 à 8%.

Dans la plupart des autres secteurs, les pertes sont inférieures. Jensen-Group (-0,19% à 43 euros), EVS (-1,37% à 28,75 euros) et Miko (-1,69% à 116 euros) sont quelques exemples. Melexis , qui était tombé à 72 euros dans la matinée, a rebondi pour clôturer en légère hausse de 0,43% à 82,15 euros.

On note que les "small caps", celles dont les sociétés affichent une faible capitalisation en Bourse, et sont donc peu traitées par les investisseurs institutionnels, ont le mieux résisté.

Moury Construct, Sabca, Rosier, Fountain, Agfa-Gevaert et Mopoly sont un lot de valeurs qui n’ont pas varié, ou à peine.

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