Les Bourses chinoises à leur plus bas niveau en un mois

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La Bourse de Shanghai chute de 2,39% après le G20. La banque centrale chinoise a abaissé ce lundi le taux de référence du yuan à son plus bas niveau depuis un mois, bien que Pékin ait martelé durant le récent G20-Finances n'avoir aucune intention d'alimenter la dépréciation de sa devise.

Les Bourses chinoises ont terminé en net recul lundi, à leur plus bas niveaux depuis un mois, dans la crainte de voir les investisseurs se tourner vers l'immobilier au détriment des actions et après des résultats décevants parmi les petites capitalisations à forte croissance.

L'indice CSI300 des valeurs vedettes cotées à Shanghai et Shenzhen a perdu 2,39% 2.877,47 points et l'indice composite de Shanghai a cédé 2,87% à 2.687,98 points.

Au cours de la séance, les deux indices ont testé des niveaux de soutien technique importants touchés en janvier, mais un courant d'achats en fin d'après-midi a limité les pertes.

Les deux indices avaient déjà chuté de près de 6% jeudi, victimes de prises de profits après un rebond de plus de 5% depuis le début du mois de février.

La banque centrale chinoise (PBOC) a abaissé ce lundi le taux de référence du yuan à son plus bas niveau depuis un mois, bien que Pékin ait martelé durant le récent G20-Finances n'avoir aucune intention d'alimenter la dépréciation de sa devise.

La PBOC a fixé à 6,5452 yuans pour un dollar, en baisse de 0,17% par rapport à vendredi, le taux-pivot autour duquel le renminbi (autre nom du yuan) est autorisé à fluctuer face au billet vert, dans une marge de 2% de part et d'autre.

A la mi-journée, la monnaie chinoise évoluait à 6,5480 yuans pour un dollar, en fort recul par rapport à sa clôture de vendredi à 6,5372 yuans. Après de très longs mois de silence, le gouverneur de la PBOC Zhou Xiaochuan avait pourtant répété vendredi, en marge d'une réunion des grands argentiers du G20 à Shanghai, qu'il ne voyait "aucun fondement (économique) à une dépréciation persistante du renminbi".

"Nous n'aurons pas recours à des dévaluations compétitives pour avantager nos exportations", a-t-il également insisté, alors que les fluctuations du yuan exacerbent la crainte d'une "guerre des devises". Le secrétaire américain au Trésor Jack Lew a pour sa part rappelé lundi depuis Pékin: "Il est crucial que la Chine continue d'avancer de façon ordonnée vers un système de changes (où le cours du yuan serait) davantage déterminé par les marchés".

♦ En août dernier, la Chine avait ébranlé les places financières mondiales en dévaluant brutalement le yuan d'environ 5% face au dollar: une décision largement perçue comme un coup de pouce à ses exportateurs, bien que Pékin s'en soit défendu. La PBOC a de nouveau exacerbé la défiance générale début janvier, en abaissant le taux-pivot de la devise durant huit séances consécutives, laissant redouter une dévaluation rampante. Le yuan a reculé d'environ 1,4% face au dollar en janvier. .

La Bourse de Tokyo a fini en repli de 1% lundi, s'étant retournée à la baisse dans l'après-midi sous l'effet d'une hausse du yen et du recul des Bourses chinoises.

L'indice Nikkei a perdu 161,65 points à 16.026,76 et le Topix, plus large, a cédé 13,42 points (1,02%) à 1.297,85.

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