Publicité
Publicité

Les Bourses européennes victimes d'un accès de nervosité

L'Europe boursière a clôturé en forte baisse une séance très volatile ce jeudi, pénalisée par une série d'indicateurs américains décevants et une rumeur de dégradation de la note de la France, toutefois démentie par une source gouvernementale.

Après une séance en montagnes russes marquée par l'inquiétude autour de la crise de la dette en zone euro et la conjoncture mondiale, les Bourses ont fini en baisse. Les indicateurs américains ont traduit une décélération d'activité dans la région de Philadelphie et une baisse des reventes de logements.

Les investisseurs ont hésité sur la lecture d'une adjudication de dette espagnole perçue comme un test de l'appétit pour le risque. L'Espagne a placé dans la matinée pour 2,5 milliards d'euros de dette souveraine, soit autant qu'escompté, mais les coûts d'emprunt à dix ans sont ressortis en hausse, signe que le pays doit encore rassurer sur sa capacité à juguler son déficit budgétaire.

A trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, des traders ont en outre fait courir le bruit d'un abaissement de la note souveraine de la France. Le 16 avril, Moody's a dit ne pas avoir "de raison particulière" d'agir ou de communiquer sur la note française.

Cette hypothèse a été rapidement démentie par une source gouvernementale française qui l'a jugé infondée d'autant qu'aucune des trois grandes agences de notation n'a menacé la France d'une rétrogradation imminente.

Une telle dégradation, si proche de l'échéance électorale, n’est pas sensée. Mais, comme au mois d'août, le marché est fragile et les facteurs psychologiques jouent un rôle très importants.

Paris a déjà perdu son triple A auprès de Standard and Poor's en janvier, rendant peu probable, dans l'immédiat, une nouvelle dégradation par cette agence.

Les indicateurs américains ont aussi contribué à la morosité du marché. Les nouvelles inscriptions au chômage ont baissé légèrement au cours de la deuxième semaine . Enfin, les ventes de logements anciens ont baissé pour le deuxième mois d'affilée en mars, confirmant la reprise très poussive de l'immobilier américain.

Les résultats des entreprises américaines, globalement satisfaisants, ont été largement occultés par le marché.

Dans ce contexte de retour de l'aversion pour le risque et de rumeurs non confirmées de nouvelle dégradation de la note de la France, l'indice Dax des trente valeurs vedettes de la Bourse de Francfort a terminé en recul de 0,90% à 6.671 points.

La Bourse de Madrid a chuté de 2,42%. L'indice Ibex-35 des valeurs vedettes espagnoles a fini à 6.908,1 points, sous la barre symbolique des 7.000 points et au plus bas depuis mars 2009, emporté notamment par les valeurs bancaires, Santander chutant de 3,56% à 4,637 euros et BBVA plongeant de 4,52% à 4,948 euros.

A Paris, le CAC 40 a cédé 2,05% à 3.174 points dans un volume d'échanges fourni de 4,264 milliards d'euros, témoignant de la nervosité des intervenants. Crédit Agricole a fini à son plus bas historique à 3,66 euros, tout comme EDF à 15,31 euros.

A Bruxelles, l'indice Bel 20 a cédé 0,92% à 2.237 points.

Publicité





















 AGENDA

Espagne
- L'Espagne a levé jeudi 2,541 milliards d'euros en obligations, un peu plus que prévu, grâce à la forte demande des investisseurs même si le taux d'intérêt sur l'échéance-phare, à dix ans, a grimpé, tout en restant sous la barre symbolique des 6%. Le Trésor espagnol en a quand même profité pour emprunter un peu plus que prévu, alors qu'il visait 1,5 à 2,5 milliards d'euros. Le taux à 10 ans a atteint 5,743%, contre 5,403% lors de la dernière émission similaire, le 19 janvier, selon un communiqué de la Banque d'Espagne. Sur cette échéance symbolique, le taux d'intérêt avait grimpé, lors de l'avant-dernière émission, le 17 novembre 2011, jusqu'à 6,975%, dans un climat de tension extrême sur les marchés. Ce chiffre était un record depuis la création de la zone euro.

Etats-Unis
- Baisse des ventes de logements dans l'ancien en mars

Les ventes de logements dans l'ancien ont reculé de 2,6% en mars à un rythme annualisé de 4,48 millions, selon les chiffres publiés par l'Association nationale des agents immobiliers (NAR). Les économistes attendaient un rythme de 4,62 millions le mois dernier. Toutefois, le rythme des ventes de février a été révisé en légère hausse à 4,60 millions d'unités contre 4,59 millions d'abord annoncés. En outre, les stocks d'invendus sont tombés à 2,37 millions. Et, sur certains marchés, les agents immobiliers font état d'un manque de logements à vendre, rapporte la NAR.

- Philly Fed - Croissance très ralentie en avril

L'indice des conditions d'activité manufacturière de la Réserve fédérale de Philadelphie a signé en avril sa première baisse depuis cinq mois dans le sillage d'une chute des nouvelles commandes à leur plus bas niveau depuis septembre. L'indice Philly Fed est tombé à 8,5 ce mois-ci, contre 12,5 en mars et 12 attendu en moyenne par les économistes, a annoncé la Réserve fédérale de Philadelphie. Ces chiffres restent en territoire positif, traduisant une croissance de l'activité, mais le niveau d'avril est le plus bas depuis janvier. La composante des nouvelles commandes s'est repliée à 2,7 contre 3,3. L'indice est considéré comme l'un des premiers témoins mensuels de l'état du secteur manufacturier aux USA, dans l'attente de l'indice de l'Institute for Supply Management (ISM).

- Légère baisse des inscriptions hebdomadaires au chômage

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué de 2.000 la semaine dernière, soit moins fortement que prévu. Les premières demandes d'indemnisation du chômage se sont élevées à 386.000 pour la semaine au 14 avril. Les économistes attendaient en moyenne 370.000 inscriptions, soit une baisse de 10.000 par rapport au chiffre de 380.000 initialement annoncé pour la semaine au 7 avril. La moyenne mobile sur quatre semaines est elle en hausse. Elle s'est établie à 374.750 la semaine dernière, contre 369.250 la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s'est élevé à 3,297 millions lors de la semaine au 7 avril (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 3,271 millions la semaine précédente.



Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Messages sponsorisés
Tijd Connect
Echo Connect offre aux organisations l'accès au réseau de L'Echo. Les partenaires impliqués sont responsables du contenu.
Partnercontent
Partner Content offre aux organisations l'accès au réseau de L'Echo. Les partenaires impliqués sont responsables du contenu.