Les dividendes des actions françaises moins taxés

Les investisseurs belges détiennent relativement beaucoup d’actions françaises comme Engie et Total,. Il est fort probable que les dividendes français deviennent, à terme, encore plus attractifs. ©REUTERS

Le prélèvement à la source sur les dividendes issus d’actions françaises est abaissé à 12,8%, contre 30% jusqu’à présent.

Les investisseurs belges qui perçoivent des dividendes français en auront davantage pour leur investissement. Le Parlement français a décidé de réduire de 30 à 12,8 % le taux de taxation des dividendes à compter du 1er janvier 2018, annonce l’hebdomadaire L’Investisseur.

Cependant, les banques belges font remarquer qu’elles ne sont pas encore en mesure d’appliquer ce taux inférieur. "Le fisc français doit encore publier la procédure et les formalités", expliquent BNP Paribas Fortis et Belfius. De son côté, KBC souligne que le Parlement et les banques de l’Hexagone n’ont pas encore résolu tous les détails pratiques.

En principe, les investisseurs n’auront rien à faire pour bénéficier de cet allégement fiscal. Jusqu’à présent, les investisseurs belges concernés pouvaient déjà réclamer la moitié de la taxe de 30 % par le biais de formulaires spéciaux. Cela ne sera plus nécessaire.

À côté des investisseurs belges, l’administration fiscale belge profite elle aussi de la décision française. L’allégement de la fiscalité française sur les dividendes se traduit en effet par une augmentation du dividende imposable en Belgique. En d’autres termes, pour les investisseurs belges, le précompte mobilier augmente. Mais le durcissement fiscal en Belgique ne neutralise que partiellement l’allégement fiscal français.

Les actions françaises populaires en Belgique

Les investisseurs belges détiennent relativement beaucoup d’actions françaises comme Engie et Total , notamment suite au rachat direct ou indirect par Engie des entreprises belges Electrabel, Société générale de Belgique et Tractebel. Quant à Total, il avait racheté PetroFina.

En fin de compte, il est fort probable que les dividendes français deviennent, à terme, encore plus attractifs. L’année dernière, la Cour de cassation avait estimé que les investisseurs belges pouvaient demander auprès du fisc belge à récupérer une partie de la taxe qu’ils payent en France. Mais l’administration fiscale refuse de suivre l’arrêt de la Cour de cassation. La cour d’appel d’Anvers devra de nouveau se pencher sur le dossier. La France n’est pas le seul pays à abaisser la taxation des dividendes et le gouvernement néerlandais prévoit même de l’abolir.

©Mediafin

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