Les marchés asiatiques chutent à leur tour

Les marchés asiatiques chutaient vendredi, imitant les Bourses européennes et américaines déprimées la veille par les perspectives inquiétantes de l'économie mondiale et la santé budgétaire vacillante de pays européens.

Les marchés asiatiques ont chuté vendredi, imitant les Bourses européennes et américaines déprimées la veille par les perspectives inquiétantes de l'économie mondiale et la santé budgétaire vacillante de pays européens.

La Bourse de Tokyo a dévissé en clôture de 3,72%, tombant à des niveaux inconnus depuis les jours qui ont suivi le séisme dévastateur du 11 mars, Séoul finissant en baisse de 3,70%.

Peu après 06H00 GMT, Hong Kong perdait 4,81%, Shanghai 1,69% et Bombay 2,65%.

La Bourse de Sydney a terminé pour sa part sur un plongeon de 4,00% mais le ministre australien des Finances a tenté de rassurer.

"Les Australiens ne doivent pas oublier que nos fondamentaux économiques sont parmi les plus solides du monde développé et que l'Australie a l'habitude de bien savoir s'en sortir en période d'incertitude économique mondiale", a souligné Wayne Swan.

Peu après, la Banque centrale d'Australie a néanmoins ramené sa prévision de croissance du produit intérieur brut à 3,25% pour 2011, contre un peu plus de 4% lors de son précédent rapport trimestriel publié en mai.

"Pendant toute la journée, le marché sera sans doute dominé par l'aversion au risque et tous les yeux vont se tourner vers les chiffres du chômage et de l'emploi aux Etats-Unis" pour juillet, dont la publication est attendue à 12H30 GMT, a prévenu Kintai Cheung, économiste à la banque Crédit Agricole.

Les investisseurs y chercheront des indices de l'état de la première puissance économique mondiale, dont la croissance, anémique au premier semestre, ne cesse pas d'inquiéter.
Jeudi, les grandes places européennes ont toutes lâché plus de 3% en clôture. A New York, l'indice Dow Jones a lâché 4,31%, sa pire perte depuis février 2009, tandis que les Bourses des pays émergents d'Amérique latine ont été touchées par une vague de pessimisme inédite depuis la crise financière de l'automne 2008.


"Nous avons assisté à un pic des craintes quant à une récession aux Etats-Unis et à propos de la crise de la dette en Europe qui affecte la Grèce, le Portugal, l'Irlande et s'étend à l'Espagne et à l'Italie", a commenté John Kyriakopoulos, de la National Australia Bank.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a annoncé de nouveaux achats sur le marché de la dette. Mais sa décision n'a pas eu l'effet apaisant escompté auprès d'investisseurs hantés par l'envol des taux obligataires espagnols et italiens.

Afin de ne pas donner l'impression de quitter le navire en pleine tempête, le secrétaire au Trésor des Etats-Unis Timothy Geithner devrait de son côté rester au gouvernement "dans un avenir prévisible", a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche, la presse américaine spéculant sur son départ prochain. M. Geithner travaille sous l'autorité de Barack Obama depuis l'arrivée de ce dernier à la Maison Blanche.

Sur le marché des changes, la crainte du lendemain continuait de nourrir la flambée du yen, reparti à la hausse depuis la fin de l'intervention unilatérale, jeudi, du gouvernement japonais.

Le dollar est repassé nettement sous la barre des 80 yens qu'il avait brièvement franchie jeudi et cotait 78,59 yens vendredi peu après 06H00 GMT, contre 78,93 yens jeudi à 21H00 GMT.

Tokyo a mis jeudi sur les marchés de 2.000 à 4.000 milliards de yens (18 à 36 milliards d'euros), selon des courtiers, pour tenter d'affaiblir un yen dont la vigueur excessive réduit les marges des entreprises nippones à l'étranger.

L'euro, plombé jeudi par la montée de fièvre sur le Vieux continent, restait fragile vendredi, cotant 1,4087 dollar vers 06H00 GMT contre 1,4106 dollar jeudi à 21H00 GMT.

Les auspices peu rassurants maintenaient la pression sur les prix du pétrole, qui avaient plongé jeudi : le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre lâchait encore 1,10 dollar à 85,53 dollars en Asie, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique grappillait 4 cents à 107,29 dollars.

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