Les marchés financiers y croyaient

Reuters ©REUTERS

L'accord n'était pas encore entériné, mais malgré tout, Wall Street y a cru. Les marchés financiers avaient refusé d'anticiper un scénario catastrophe, et la Bourse de New York a clôturé en hausse, ne se laissant pas déprimer par l'avertissement lancé mardi par l'agence Fitch, qui avait annoncé envisager d'abaisser la note de la dette souveraine des Etats-Unis, actuellement la meilleure possible à AAA.

Plus que jamais, la Bourse de New York a montré ce mercredi qu’elle avait les yeux rivés sur le Sénat américain. A l’annonce de la conclusion de l’accord entre républicains et démocrates pour sortir de l’impasse budgétaire, la plupart des valeurs du Dow Jones se sont affichées dans le vert.

A la clôture, l’indice de référence a pris 1,36% à 15.373,83 points. Le Nasdaq a progressé de 1,20% à 3.839,43 points et le S&P500 a grimpé de 1,38% à 1.721,54 points.

"A mon avis, les pertes de la veille étaient exagérées et le rebond d'aujourd'hui l'est un peu aussi", soulignait Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, pointant la "volatilité" des marchés en cette période de troubles sur les finances de la première économie mondiale.

En bref

Avant le vote du Sénat, la Bourse de New York a fini en hausse de plus de 1% et l'indice de volatilité du CBOE, baromètre très suivi de la nervosité des investisseurs, a quant à lui chuté de 20,4%, sa plus forte baisse sur une séance depuis le début de l'année.

Les investisseurs sont malgré tout restés prudents, se concentrant particulièrement sur les valeurs sûres, dont les bancaires. 

Ces dernières tenaient donc le haut de l’affiche. Citigroup a progressé de 4,05% (50,84 dollars). JP Morgan Chase a grimpé de 3,23% à 54 dollars, etGoldman Sachs a pris 2,93% (162,25 dollars).

Dans le même temps, les marchés ont digéré la publication de nombreux résultats, dont celui du groupe de boissons PepsiCo, qui, suite à l’annonce de résultats dépassant les attentes, a progressé de 2,07% à 82,27 dollars. 

Facebook a également enregistré une belle hausse de 3,45% (51,22 dollars). 

Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi, à l'exception de Paris, plombée par LVMH. A la clôture, les grands indices américains gagnaient 1,1% à 1,3%, dans un marché soutenu par une baisse du sentiment des constructeurs immobiliers en octobre qui, selon les investisseurs, va dans le sens d'un report du ralentissement des rachats d'actifs de la Réserve fédérale américaine. L’imminence d’un accord global sur la dette aux Etats-Unis a aussi redonné du tonus aux investisseurs.

A Bruxelles, l'indice BEL 20 avait finalement gagné 0,67% à 2.893,07 points avec 17 de ses éléments dans le vert.

Telenet (37,39) emmenait les hausses en gagnant 3,29% tandis que Bekaert (27,50) et Umicore (35,40) ne cédaient plus que 0,36 et 0,28%. KBC (40,41) a gagné 2,5%.

Sur les autres places européennes, l'indice CAC 40 avait terminé en baisse de 0,29% à 4.243,72 points à Paris. Mais le Footsie britannique a pris 0,34% et le Dax allemand 0,47% tandis que l'indice paneuropéen EuroStoxx 50 a progressé de 0,36%, ayant franchi la barre des 3.000 points pour la première fois depuis mai 2011.

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