Meilleur jour boursier de l'année

Les Bourses européennes ont été rassurées jeudi par le statut quo de la Banque centrale européenne (BCE) et les propos de son président Mario Draghi, en attendant la publication vendredi du chiffre de l'emploi américain pour janvier.

Les Bourses européennes se sont nettement reprises jeudi, après avoir passé deux semaines agitées, des résultats de sociétés rassurants redonnant le moral aux investisseurs même si la Banque centrale européenne (BCE) a douché les espoirs d'une nouvelle détente monétaire.

Le CAC 40 parisien gagne 1,71% à 4.188,10, le FTSE 1,55% et le Dax 1,54%. L'Eurofirst 300 prend +1,39% et l'EuroStoxx 50 +1,63%.

Rebond également de Wall Street, stimulée par la statistique des inscriptions au chômage et par la hausse de Disney en réaction à ses résultats trimestriels.

La BCE n'a pas modifié ses taux directeurs tout en se disant toujours prête à agir dans la mesure où les remous des marchés émergents pourraient, à son sens, affecter la zone euro.

Les graphiques montrent que l'indice EuroStoxx 50 a rebondi après que son indice de vigueur relative (RSI) eut glissé à 26 la seance précédent. En dessous de 30, l'indice est considéré comme "survendu" ce qui attire souvent les investisseurs à la recherche d'achats à bon compte.

"Il est probable que nous verrons une stabilisation du marché à court terme, compte tenu qu'il y avait une situation 'survendue' et que l'EuroStoxx 50 se rapproche de grandes zones de soutien", a dit Thorsten Grisse (Commerzbank). "Cela ne veut pas dire que le récent processus de consolidation est terminé mais, si l'on s'en tient au moyen terme, nous restons dans un marché qui est bien haussier".

La tendance est positive aussi sur les marchés émergents, dont l'indice de référence MSCI progresse de 1,46%.

Ce regain boursier a provoqué un retournement baissier du yen, dont la statut de valeur refuge l'avait bien servi lorsque les places boursières avaient le blues.

Mais l'euro pour sa part a également bénéficié du fait que le président de la BCE Mario Draghi ait dit qu'il n'y avait pas déflation dans la zone euro. La monnaie unique a alors laissé sur place le dollar, qui n'a pu tirer parti de la baisse des inscriptions au chômage, le yen et le sterling.

Comme de juste, la reprise boursière pèse à la fois sur les Bunds et les Treasuries.

Le marché pétrolier est en hausse et le Brent en particulier se reprend après avoir touché un plus bas de trois mois, soutenu par une grève de 24 heures au terminal de Fos-Lavera et par des perturbations en Libye. Mais sa prime sur le WTI texan est tombée cette semaine au plus bas depuis octobre.

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