Montagnes russes à Wall Street

Au lendemain de sa pire séance en plus de deux ans, la Bourse de New York n'a cessé d'être volatile. Le chiffre meilleur qu'attendu des créations d'emploi de juillet aux Etats-Unis, couplé à un taux de chômage en léger recul, n'ont guère apaisé cette indécision des marchés.

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé vendredi une séance à revirements, rythmée par les informations sur la croissance et sur la crise de la dette en Europe: le Dow Jones a gagné 0,54% mais le Nasdaq a perdu 0,94%.


Selon des chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average a repris 60,93 points, à 11.444,61 points, tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, a abandonné 23,98 points à 2.532,41 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a cédé 0,06% (ou 0,69 point) à 1.199,39 points.

Les revirements sur le marché ont été conséquents: le Dow Jones s'est remis en une heure d'une baisse d'environ 2% pour monter de plus de 1%, avant de se maintenir avec hésitation en territoire positif dans l'après-midi.


"Le marché essaie d'établir un plancher", a indiqué Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital. Les volumes d'échanges ont été très étoffés dans un marché nerveux, qui avait vécu la veille sa plus forte chute depuis février 2009.


Les chiffres de l'emploi, un peu meilleurs qu'attendu, ont offert un sursaut au marché à l'ouverture. Les créations d'emplois se sont nettement améliorées aux Etats-Unis en juillet, avec 117.000 postes en plus, et le taux de chômage à a reculé à 9,1%.

Mais le soulagement qui a suivi cette publication n'a été que de courte durée. Les indices sont tombés à pic dans la matinée, sur fond de rumeurs selon lesquelles Standard & Poor's pourrait abaisser la note de crédit des Etats-Unis après la clôture de vendredi, a expliqué Marc Pado, de Cantor Fitzgerald.

A fleur de peau, le marché s'est brusquement repris à la mi-journée alors que des informations circulaient sur une possible intervention de la Banque centrale européenne sur les marchés de la dette italien et espagnol, si les deux pays étaient prêts à des concessions, a ajouté Marc Pado. L'autre principal facteur de la chute des marchés au cours de la semaine, outre les inquiétudes pour l'économie, a en effet été la crainte de voir la crise de la dette se propager en Europe aux grandes économies que sont l'Italie et l'Espagne.

En fin de séance américaine, les investisseurs ont montré leur appréciation de l'effort fourni en Italie, où le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a annoncé l'anticipation de l'équilibre budgétaire à 2013 au lieu de 2014. "Le marché a besoin de trouver sa voie. Si l'Europe montre des signes d'un front plus unifié, on pourrait commencer à se stabiliser la semaine prochaine", a avancé Peter Cardillo.
Le marché obligataire, qui a lui aussi subi les retournements des investisseurs, a finalement chuté. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a grimpé à 2,558% contre 2,458% jeudi soir, et celui du bon à 30 ans à 3,823% contre 3,722%.

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