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Ne serait-ce pas temps pour Warren de passer le flambeau?

©REUTERS

"Au-delà de Buffett: ce que Berkshire doit faire". L’hebdo financier Barron’s n’y va pas par quatre chemins…

"Cher Warren"… Journaliste respecté de l’hebdomadaire financier Barron’s, Andrew Bary a pris la plume pour dire qu’il était temps pour Warren Buffett de prendre quelques décisions importantes. D’emblée, Bary prend garde à ne pas froisser "le sage d’Omaha". "Vous devez savoir que je suis un grand fan de Berkshire Hathaway et que j’ai été haussier sur l’action A depuis 1999. (…) Et grâce à vous, l’action reste attrayante", écrit-il.

Mais après 53 ans à la tête de Berkshire, Bary se demande si le moment n’est pas venu pour Buffett de partager les feux de la rampe avec son successeur et avec les nombreux directeurs du holding. "Les investisseurs apprendraient à mieux les connaître et être ainsi rassurés sur le fait que votre conglomérat sera dans de bonnes mains quand… hum, vous aurez quand même 88 ans en août prochain…".

Buffett a toujours affirmé qu’il existait un plan pour sa succession, mais sans rien en dévoiler. Pour Bary, si la succession est mal gérée, l’action Berkshire Hathaway pourrait chuter et cela pourrait inciter les investisseurs activistes à demander un éclatement de la société en plusieurs entités. Il rappelle d’ailleurs que lors de l’assemblée annuelle de l’an dernier, Buffett avait reconnu que s’il venait à mourir le soir même, l’action grimperait le lendemain car cela alimenterait la spéculation d’un tel éclatement.

Dès lors, Bary voudrait que Greg Abel, le patron de la division énergie de Berkshire Hathaway, soit clairement désigné comme successeur. Et dans la foulée, Barron’s livre plusieurs recommandations à Buffett: donner plus de détails sur le portefeuille d’investissement, être plus flexible en matière d’acquisitions, procéder à des rachats d’actions… Et surtout considérer le paiement d’un dividende. Sur des périodes de 5 et 10 ans, l’action Berkshire sous-performe par rapport à l’indice S&P 500. Et sur 20 ans, elle ne dépasse que légèrement l’indice (7% de return annualisé contre 6,7% pour le S&P 500). "Donc, il est peut-être temps de donner quelque chose en retour aux actionnaires. Berkshire pourrait payer 1% de dividende et disposer encore de plus de 75% de ses bénéfices pour des investissements", écrit Bary. On attend avec impatience la réponse de l’investisseur milliardaire.

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