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Plus nette hausse en Chine en près de 3 ans

La Bourse de Shenzhen. ©BLOOMBERG NEWS

Les actions chinoises ont enregistré un rebond spectaculaire lundi après l’annonce de mesures fiscales par Pékin. Mais elles affichent encore une baisse de près de 20% en 2018.

Les marchés chinois n’ont pas attendu la fin de l’année pour faire la fête. Lundi, l’indice CSI 300 des plus grandes capitalisations des Bourses de Shanghai et Shenzhen a bondi de 4,32%, ce qui représente sa plus forte progression quotidienne en près de trois ans. Les investisseurs ont salué l’annonce de mesures fiscales qui devraient soutenir la croissance économique de la Chine.

Selon un conseiller de la banque populaire de Chine (PBC), la banque centrale chinoise, cité lundi par l’agence Reuters, les baisses d’impôts annoncées pour 2019 pourraient atteindre plus de 1% du produit intérieur brut (PIB) chinois. Ce dernier s’élevant à 82.700 milliards de yuans (10.340 milliards d’euros), les avantages fiscaux seraient de 827 milliards de yuans (103,40 milliards d’euros).

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Malgré les efforts politiques, le CSI 300 affiche encore un recul de 19% à partir du début de l’année.

Parmi les mesures envisagées, mais qui doivent encore être précisées et exécutées, on trouve notamment des déductions en soutien au crédit hypothécaire, des ristournes fiscales sur les loyers ou encore la possibilité de déduire des frais d’éducation des enfants et des dépenses médicales. Le gouvernement chinois semble donc décidé à doper la demande interne.

"Pour éviter que la croissance économique du pays ne dépende trop des exportations, les autorités chinoises tentent, depuis des années, de développer la consommation intérieure", rappelle Bernard Keppenne, chef économiste de CBC.

Cette année, Pékin avait déjà réalisé des baisses d’impôts pour un montant estimé à 1.300 milliards de yuans (162,5 milliards d’euros). Cela n’a pas empêché le ralentissement de la croissance de la deuxième économie mondiale, sur fond de guerre commerciale avec les Etats-Unis. Cette baisse de vigueur s’est reflétée dans la contre-performance des indices boursiers chinois. Le CSI affiche encore un recul de 19% à partir du début de l’année.

Christian Nolting, chief investment officer de Deutsche Bank, voit néanmoins trois "facteurs qui pourraient soutenir le marché à moyen terme". Premièrement, un apaisement des tensions entre la Chine et les Etats-Unis pourrait survenir après les élections américaines de mi-mandat, début novembre. Deuxièmement, une reprise de l’investissement dans l’infrastructure a été observée en Chine en novembre. Troisièmement, les baisses d’impôts "pourraient être un possible catalyseur pour les marchés d’actions chinois, si elles se concrétisent", indique Christian Nolting, qui estime par ailleurs qu’après le récent recul boursier, les actions chinoises pourraient être jugées attrayantes, compte tenu des résultats solides des entreprises.

Mais les investisseurs sont restés méfiants ces dernières semaines, à cause de la guerre commerciale, du ralentissement économique, des politiques de désendettement et de la dépréciation du yuan.

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