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Profil bas sur les marchés d'actions

©AFP

L'impatience à l'égard de nombreux résultats d'entreprises a renversé la tendance haussière que l'Europe boursière avait peiné à dégager en milieu de journée. L'attentisme de Wall Street au premier jour d'une semaine particulièrement chargée en chiffres trimestriels a d'ailleurs privé les marchés européens de fil conducteur.

Le manque de visibilité a plongé l'Europe boursière dans une brume rouge. Les marchés étaient susceptibles d'inverser leur orientation haussière à tout moment. Voilà qui est chose faite. Alors même qu'en fin d'après-midi, les principaux indices européens confirmaient leurs gains, se redressant après un réveil négatif, quelques inquiétudes ont accentué la volatilité des échanges. Et les Bourses ont embrayé une rapide marche arrière. Le compartiment des ressources de base, qui expliquait le principal de la hausse, a laissé la première place aux valeurs immobilières (+0,52 % pour l'indice DJ Stoxx 600 de référence). Ironie du sort, la confiance des promoteurs immobiliers américains a reculé davantage que prévu en juillet pour tomber à son plus bas niveau depuis avril 2009, après l'expiration en avril dernier d'un crédit d'impôt destiné à soutenir le secteur. L'indice NAHB/Wells Fargo du marché résidentiel a perdu deux points pour ressortir lundi à 14.

Les marchés d'actions du Vieux continent ont toutefois réagi positivement à l'éventualité d'un rapprochement entre International Power et GDF Suez, actuellement en négociations. Ces nouvelles discussions pourraient conduire à la création d’un groupe International Power élargi, toujours coté à Londres, mais dont l’émission d’actions profiterait à GDF, en sa qualité d'actionnaire majoritaire. Les deux groupes avaient déjà tenté de trouver un terrain d'entente en début d'année, en vain. Le titre International Power a ainsi bondi de 10,48 % au sein du London Stock Exchange et celui de GDF Suez a pris 0,74 % au sein du Bel 20.

L'ouverture en hausse à Wall Street a alimenté la progression des marchés observée en Europe. Mais une extrême prudence s'est emparée de la Bourse de New York, jouant la carte de l'attentisme face à l'important agenda des résultats d'entreprises. Pas moins de douze membres de l'indice Dow Jones sont attendus pour leurs résultats, dont le groupe informatique IBM aujourd'hui après Bourse, le fabricant d'engins de chantier Caterpillar et le géant Microsoft jeudi. Sans compter d'autres entreprises de premier plan, notamment dans le secteur technologique comme Yahoo!, Apple ou Amazon, ou encore la banque Goldman Sachs. Peu après la fermeture de la séance européenne, le Nasdaq bonifiait de 0,32 % à 2.186,01 points et le Dow Jones 0,24% à 10.121,66 points.

A la clôture, l'indice paneuropéen DJ Stoxx 600 a abandonné 0,78 % à 246,18 euros, l'AEX 0,61 % à 322,00 points, le Dax 0,52 % à 6.009,11 points. Les Bourses de Paris et de Londres se sont repliées le moins fortement: le CAC 40 a mis en fuite 0,40 % à 3.486,33 et le Footsie 0,20 % à 5.148,28 points.

A Bruxelles, l'indice Bel 20 s'est désemparé de 0,46 % à 2.431,46 points. L'indice de référence a malgré tout reçu le soutien de GDF Suez (+0,74 % à 24,50 euros), mais a été particulièrement neutralisé par les replis des financières Ageas, Dexia et KBC, cette dernière étant victime de sa présence en Hongrie. Hors Bel 20, Barco et Nyrstar sont bien orientées. Visiblement, les opérateurs apprécient les acquisitions annoncées ce matin par les deux entreprises.

Les valeurs automobiles ont longuement figuré parmi les reculs sectoriels les plus importants, affectées par un titre Volkswagen en perte de vitesse. Le groupe automobile risque de faire face à d'importantes demandes de dédommagements émanant de fonds d'investissement. Mais le secteur des énergies combustibles a repris le flambeau (-2,00 %).

Le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE) ont mis ce week-end en garde le gouvernement conservateur hongrois, lui demandant également des "décisions difficiles" dans l'assainissement des finances publiques, notamment au niveau des dépenses. Le FMI et l'UE ont accordé un prêt de 20 milliards d'euros à la Hongrie en octobre 2008 pour éviter la faillite au pays. Ce prêt a été prolongé jusqu'à fin octobre mais le versement de nouvelles tranches a été pour l'instant suspendu, même si Budapest n'a pas eu recours aux deux précédentes, ayant pu se fournir à nouveau sur les marchés.

La problématique des dettes souveraines a fait son retour sur le devant de la scène boursière ce lundi matin, après l'annonce par Moody's d'une dégradation de la note de l'Irlande à "Aa2", contre "Aa1".

Les marchés ne manqueront pas de suivre aussi les quelques indicateurs marquants attendus cette semaine : ventes de logements aux Etats-Unis et indice composite du Conference Board sur l'activité américaine et indice PMI de l’activité dans les biens et services pour la zone euro jeudi; le baromètre Ifo du climat des affaires en Allemagne, sera publié vendredi. L’indice PMI et l’indice Ifo sont attendus en baisse accréditant une perte de vitesse de la reprise en zone euro estiment certains analystes.

AGENDA


BCE
- Le déficit de la balance des comptes courants en zone euro s'est creusé en mai à 5,8 milliards d'euros, contre un déficit de 5,6 milliards d'euros en avril, selon des chiffres provisoires publiés lundi par la Banque centrale européenne (BCE).

JAPON

- Marchés fermés

VALEURS A SUIVRE

Belgique

DEXIA - KBC
Selon certaines sources, les banques Dexia et KBC auraient toutes deux réussi les stress tests des superviseurs européens réunis au sein du Comité européen des Contrôleurs bancaires. Les deux banques seraient suffisamment capitalisées pour faire face à d’éventuelles tempêtes.
La Banque Degroof a relevé son objectif de cours sur Dexia à 4,90 euros contre 4,68 euros avant. L'avis reste à acheter.

GDF - Suez
Selon le Financial Times, le groupe énergétique français négocie de nouveau une prise de contrôle de son concurrent britannique, après avoir mis fin en janvier à une première phase de discussions.

NYRSTAR
Nyrstar a acquis les mines polymétalliques de Contonga et de Pucarrajo au Pérou pour 23 millions de dollars environ.
L'accord d'acquisition prévoit notamment la reprise par Nyrstar de quelque 16 millions de dollars de dettes liées aux opérations.

ASCENCIO
Ascensio, la société immobilière liée à la famille Mestdagh et spécialisée dans les entrepôts commerciaux, prépare pour l'automne une augmentation de capital. L'entreprise souhaite lever entre 40 et 60 millions d'euros. Les banques chargées de gérer l'opération auraient déjà été choisies.

OMEGA PHARMA
Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 423,5 millions d'euros au cours du premier semestre de 2010, en hausse de 3%. En Belgique, les ventes du distributeur pharmaceutique ont grimpé de 11%, à 124,6 millions d'euros, ce qui lui permet de confirmer ses prévisions pour 2010, à savoir une croissance de 4%.

PUNCH TELEMATIX
L’offre de reprise de Trimble à 3,20 euros par action est ouverte jusqu’au 23 juillet

Etats-Unis

Halliburton: résultats 2T (avant Bourse)
Delta: résultats 2T (avant Bourse)
IBM: résultats 2T (après Bourse)
Texas Instruments: résultats 2T (avant Bourse)

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