Raboter l'heure de table pour satisfaire l'appétit des investisseurs

Afin de renforcer l'attractivité de la place financière et de rallonger la période de transactions, la direction du Tokyo Stock Exchange a indiqué mercredi qu'elle prévoyait de ramener à une heure le temps de pause à la mi-journée, contre une heure et demie actuellement.

La direction de la Bourse de Tokyo a indiqué mercredi qu'elle prévoyait de ramener à une heure le temps de pause à la mi-journée, contre une heure et demie actuellement, afin de rallonger la période de transactions et de renforcer l'attractivité de la place japonaise.

"Nous voulons créer un environnement qui soit équivalent à celui des autres places en Asie", a justifié le président du Tokyo Stock Exchange (TSE), Atsushi Saito.

Le TSE étudiait depuis plusieurs mois la possibilité d'une séance en continue, pour donner plus d'allant au marché japonais en perte de vitesse face à d'autres Bourses asiatiques, mais les sociétés de courtage nippones s'y sont opposées.

Faute de pouvoir supprimer totalement la pause, la Bourse a opté pour une simple réduction du temps octroyé, une mesure qui devrait entrer en application au cours du premier semestre 2011.

Actuellement, les courtiers et autres acteurs de la place bénéficient d'une heure et demie d'interruption entre 11H00 et 12H30 locale (02H00 à 03H30 GMT). Cette pause permet l'existence d'une méthode de transaction particulière employée sur le marché japonais et appelée "Itayose". Mise en oeuvre à l'ouverture et à la fermeture de chaque partie de séance, elle facilite l'augmentation des liquidités, selon les courtiers.

"Les investisseurs sont réticents au changement de ce principe japonais unique", avait souligné il y a quelques semaines M. Saito.

La décision du TSE intervient alors que la Bourse de Hong Kong, numéro deux des marchés financiers en Asie, vient d'annoncer qu'elle ouvrirait 90 minutes de plus à compter de mars 2012 en raccourcissant la pause de midi.

Par ailleurs, le TSE a aussi indiqué mercredi qu'il allait étudier, avec l'Agence des services financiers (FSA), des modifications afin de mieux déceler d'éventuelles pratiques déloyales (notamment lors des augmentations de capital d'entreprises), et pour aligner davantage ses réglementations sur celles en vigueur à l'étranger lorsqu'elles sont jugées trop sévères.

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