Publicité
Publicité

Records à gogo sur les marchés

Les mesures de la Fed dopent les marchés. Le Dow Jones a dépassé brièvement son niveau d'avant-Lehman. Le Bel 20 clôture pour la première fois en six mois au-dessus des 2.700 points. Et le CAC 40 finit au-dessus de la barre des 3.900 points pour la première fois depuis fin avril.

Les marchés boursiers ont unanimement salué jeudi les annonces de la banque centrale américaine (Fed) qui va acheter des obligations d'Etat pour un montant de 600 milliards de dollars, afin de soutenir la reprise et endiguer les risques de déflation aux Etats-Unis. En décidant d'injecter des liquidités dans le circuit économique, la Fed a ouvert les vannes du crédit, dans l'espoir de stimuler la consommation. En Asie, en Europe comme outre-Atlantique, les Bourses ont applaudi ces mesures, renouant pour certaines avec des seuils plus vus depuis plusieurs mois voire plusieurs années.

 

La Bourse de New York par exemple poursuivait son élan suscité par les nouvelles mesures de relance américaines. A la clôture, le Dow Jones gagnait 1,96% et le Nasdaq 1,46%. L'indice vedette de Wall Street a même franchi brièvement les 11.421,99 points. Un cap symbolique puisqu'il s'agit du niveau atteint par le Dow Jones juste avant la chute de Lehman Brothers et le cataclysme financier qui s'en est suivi...

Mercredi, déjà, Wall Street s'était hissée dans le vert alors que les deux événements très attendus, les élections de mi-mandat et la réunion de la Fed, s'étaient conclus sans surprise majeure. Le Dow Jones avait progressé de 0,24% pour finir à son plus haut niveau depuis la mi-septembre 2008, le Nasdaq de 0,27% et le S&P 500 de 0,37%.

 

L'Europe ne s'inscrit pas en reste puisque les records se multiplient sur les Bourses du Vieux Continent. Le Bel 20 a clôturé pour la première fois en six mois au-dessus des 2.700 points. A Paris, le CAC 40 a fini au-dessus de la barre des 3.900 points pour la première fois depuis fin avril. Et à Londres, le Footsie a terminé  à son meilleur niveau depuis le printemps 2008. A Francfort, le Dax --qui a déjà effacé les stigmates de la crise financière-- a progressé de 1,77% à 6.734,69 points.

"Les gens ont l'impression que cela a insufflé un certain degré de certitude dans les marchés", a rapporté Marc Pado, de Cantor Fitzgerald. Dans une tribune parue dans le Washington Post jeudi, le président de la Fed Ben Bernanke a expliqué et défendu cette décision, une intervention "inhabituelle", selon Marc Pado. "Ce n'est pas simplement qu'il s'est expliqué sur les raisons pour lesquelles il pensait que cela allait marcher. Il a aussi attiré l'attention, de façon explicite, sur le fait qu'un succès du marché boursier serait la conséquence directe de l'assouplissement quantitatif", a noté Marc Pado.


Autre conséquence, l'euro qui a bondi à 1,42 dollar, alors que la décision de la Fed a pour effet de diluer la valeur du billet vert. L'affaiblissement du dollar a également profité aux matières premières et par extension aux actions des groupes miniers, pétroliers et sidérurgiques. Un contexte qui a soutenu les Bourses asiatiques dans la matinée.


La Bourse de Shanghai a par exemple terminé sur un bond de 1,85%, à son plus haut niveau depuis avril, et ce grâce aux matières premières.


"A court terme, la nouvelle de la Fed est favorable aux marchés financiers: l’injection de liquidités permet de soutenir le prix des actifs financiers. A moyen terme, l’efficacité d’une telle mesure n’est pas évidente: la liquidité semble rester dans la sphère financière et ne descend pas dans la sphère réelle", prévient toutefois Franklin Pichard de Barclays Bourse.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés