Resilux revient à son niveau d'avant l'offre d'achat de Bain Capital

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Le titre a perdu 16,15% après l’annonce du retrait de l’offre de rachat de Bain Capital. Toutefois, les analystes restent optimistes pour Resilux, soulignant que le groupe dispose d’une solide base de cash pour se redéployer.

Douche froide pour le titre Resilux mardi à la Bourse de Bruxelles. L’action a perdu 16,15% après avoir fait l’objet d’une suspension pendant une heure par la FSMA, le temps que l’annonce du retrait de l’offre de Bain Capital soit lancée. Le titre a clôturé à 157 euros, soit son niveau avant la proposition de rachat du fonds d’investissement américain au début du mois de février.

Bain Capital avait déposé une offre de reprise pour 195 euros par action Resilux, pour un montant total de 390 millions d’euros, avec le projet de retirer le titre de la cote et de fusionner le groupe avec son concurrent britannique Petainer, une société non cotée. Mais le fonds devait obtenir le feu vert de l’autorité de concurrence allemand, qui n’a pas donné son accord. Bain Capital a préféré abandonner après ce refus.

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Du côté des analystes, la mésaventure de Resilux, producteur de préformes et de bouteilles en PET, n’est pas vue négativement. Chez l’Investisseur, les analystes, qui avaient conseillé récemment de réduire le titre, envisagent de changer leur recommandation à "conserver" maintenant que l’action a chuté.

Chez KBC Securities, l’analyste Guy Sips ne touche pas à sa recommandation, qui est à "conserver", ni à son objectif de cours, fixé à 177 euros d’ici douze mois. "Il s’agit du même objectif de cours que nous avions fixé avant l’offre de rachat de Bain Capital. Cet objectif de cours nous paraît raisonnable vis-à-vis des multiples de bénéfices de la société, surtout que celle-ci dispose d’une position de cash de 30 millions d’euros" indique-t-il.

Options à terme

Le secteur en pleine consolidation de Resilux laisse à penser que la société va retrouver rapidement un autre acquéreur. D’autant plus que l’opération de rachat avortée de Bain Capital montre que l’actionnaire majoritaire de Resilux, la famille De Cuyper, est prête à vendre ses parts.

Guy Sips estime toutefois que la seule option pour la société reste de continuer comme avant. "Resilux est une entreprise en bonne santé financière, avec une position cash raisonnable, en train de chercher sa croissance, souligne-t-il. Soit la société cherche à faire des acquisitions, soit elle s’incorpore dans une grande entreprise. Mais avec l’échec de l’offre de Bain Capital, cette solution est exclue. La meilleure solution pour Resilux est de rester seul."

Europe de l’Est

"Le problème avec Bain Capital montre que dans certains pays, surtout en Allemagne, la société peut se heurter à des problèmes de concurrence. La meilleure solution pour elle est de faire de petites acquisitions en Europe de l’Est", précise l’analyste de KBC Securities.

L’offre de Bain Capital avait provoqué une flambée du titre Resilux. Le jour de l’annonce de ce projet d’offre, l’action avait bondi pour atteindre 190,75 euros (+ 17,4%), avec un plus haut de 193,9 en cours de séance, contre 162,5 euros la veille au soir.

En cas d’offre, le cours de l’action de la société cible s’aligne habituellement juste en dessous du prix de l’offre. Parfois au-dessus, mais uniquement lorsque le marché spécule sur un renchérissement du prix. Les investisseurs qui avaient des actions Resilux avant l’annonce de l’offre de Bain Capital, et qui se sont délestés de leurs titres avant le retrait de celle-ci, ont réalisé une belle plus-value.

Néanmoins, le titre pourrait se stabiliser en Bourse une fois l’annonce du retrait de l’offre de Bain Capital digérée par les investisseurs.

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