Roubini: "Cela se produira au Portugal"

Nouvelle vision du prophète de malheur, l'économiste américain Nouriel Roubini. Ce dernier a délcaré lundi que "la probabilité que le Portugal ait besoin d'une aide financière internationale après l'Irlande s'accentue". Avant d'ajouter que "la Grèce devra quant à elle restructurer sa dette et les faibles perspectives de croissance vont conduire les banques centrales (...) à assouplir davantage leur politique monétaire".

La probabilité que le Portugal ait besoin d'une aide financière internationale après l'Irlande s'accentue, a déclaré lundi l'économiste américain Nouriel Roubini.

La Grèce devra quant à elle restructurer sa dette et les faibles perspectives de croissance vont conduire les banques centrales, notamment la Banque centrale européenne, à assouplir davantage leur politique monétaire, a-t-il dit.

"Un sauvetage a eu lieu en Grèce. Un autre a eu lieu en Irlande et cela se produira au Portugal", a prévenu l'économiste qui doit sa notoriété à ses mises en garde contre le déclenchement de la crise avant 2007. La question est de savoir si cela se produira en Espagne. Le fonds officiel n'est pas suffisant pour renflouer également l'Espagne".

Si Madrid a un budget en meilleure posture et si son endettement est moins inquiétant que celui d'autres pays de la zone euro, le chômage élevé et l'explosion de la bulle immobilière signifient que, comme en Irlande, le secteur bancaire pourrait avoir besoin d'une aide d'urgence.

Les créanciers de la Grèce devraient quant à eux pousser le pays à restructurer sa dette comme ont dû le faire la Russie et l'Argentine par le passé.

"La question n'est pas de savoir si la dette grecque sera restructurée, mais quand elle le sera", a-t-il assuré.

La croissance dans les pays développés, à l'exception peut-être de celle de l'Allemagne, devrait ralentir en raison de la fin du cycle de restockage, de l'expiration des programmes de soutien à l'économie et des effets de base plus importants sur les chiffres de la croissance.

Quant aux Etats-Unis, le QE2 pourrait ne pas suffire à éviter que le pays traverse une récession en W, de même que le Japon et les pays périphériques de la zone euro.

Selon ses calculs, 1.000 milliards de dollars d'assouplissement quantitatif, une somme supérieure aux 600 milliards sur six mois promis par la Fed, ne contribueraient à la progression du PIB américain qu'à hauteur de 0,3 point de pourcentage.

"La perspective économique pour les prochains trimestres, les prochaines années, c'est une croissance faible et la réponse monétaire sera davantage d'assouplissement quantitatif", a-t-il dit.

"La seule banque centrale qui soit officiellement contre l'assouplissement quantitatif, c'est la Banque centrale européenne, mais avec la pression qui s'exerce sur les (dettes) souveraines et la pression exercée par les marchés financiers dans la zone euro, la BCE sera forcée d'apporter des liquidités."

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