Tessenderlo tempère ses ambitions bénéficiaires pour 2017

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L’action de ce groupe de chimie n’est pas près de retrouver son plus haut historique. Celui-ci remonte toujours à la mi-1998.

Ce ne sera pas demain que l’action du groupe actif dans les produits chimiques de spécialité, Tessenderlo , retrouvera son plus haut historique à la Bourse de Bruxelles. Celui-ci remonte toujours au 22 juin 1998, quand elle avait achevé la séance de ce jour à 67,057 euros. Venait-elle à peine ces jours-ci de retrouver son meilleur niveau depuis novembre 2007 (39,8 euros), que l’annonce hier de résultats semestriels inférieurs aux attentes des analystes l’a ramenée sèchement en arrière. Elle a clôturé en repli de 5,56% à 35,60 euros.

Pour 2017, les dirigeants de Tessenderlo ne s’attendent plus qu’à un résultat brut "tout au plus en ligne avec celui affiché en 2016". Il s’élevait à 198 millions d’euros.

Bien que Tessenderlo n’ait cessé de rappeler au cours des dernières communications concernant l’évolution de ses affaires qu’il devait "composer avec un environnement politique, économique et financier volatil", le marché avait malgré tout espéré que le groupe puisse annoncer une hausse honorable de sa rentabilité au terme des 6 premiers mois de 2017. A-t-il fait preuve de naïveté? Pas vraiment. Les affaires de Tessenderlo avaient plutôt bien démarré 2017. Le groupe était parvenu à faire progresser son Rebitda de 17,4% sur le seul 1er trimestre, à 56,2 millions d’euros.

Effets de changes négatifs

Mais au cours du 2e trimestre, Tessenderlo n’a pas été en mesure de poursuivre sur cet élan. La hausse du Rebitda a fondu à + 0,3% à 120 millions d’euros à l’issue du 1er semestre. Le consensus du marché pour le Rebitda, rappelle ING, était pointé à 127,8 millions.

Après impôts, le bénéfice a plongé de 57,6% à 17,1 millions d’euros (0,41 euro par action) sur des ventes en progrès, elles, de 7%.

De quoi les affaires de Tessenderlo ont-elles souffert ces derniers mois? Précisons d’emblée que les volumes de ventes ont grimpé dans les 3 principales divisions, en particulier dans celle (+ 11,7%) dénommée "Bio-valorisation". Parallèlement, celle-ci a connu un bond de 54,6% de son Rebitda.

Par contre, des prix de ventes en baisse et des effets de changes défavorables ont constitué les points sombres pour le segment "agro". Dans celui de l’"Industrial Solutions", outre la volatilité des devises internationales, les prix plus élevés des matières premières ont fait chuter la profitabilité. Le Rebitda y a plongé de 16,2%. Pour saisir l’importance des effets de changes sur les résultats de Tessenderlo, il est bon d’avoir à l’esprit que les Etats-Unis – et donc le dollar – comptaient à fin 2016 pour 33% dans les ventes du groupe limbourgeois, et la Grande-Bretagne de 5,4% selon des données fournies par Bloomberg.

Pour l’ensemble de 2017, les dirigeants de Tessenderlo, qui tablaient lors de la publication des résultats annuels de 2016 sur une croissance à 1 chiffre de son Rebitda, ne s’attendent plus désormais qu’à un résultat brut "tout au plus en ligne avec celui affiché en 2016". Il s’était élevé à 198 millions d’euros.

Picanol impacté

Parce que Tessenderlo est détenu à hauteur de 36,29% par Verbrugge NV, une filiale de Picanol , ses performances ne sont pas sans impact sur le bilan semestriel de Picanol. Sa contribution aux chiffres du fabricant de machines à tisser a baissé de 12,3 millions d’euros il y a un an, à 5,8 millions d’euros. De ce fait, Picanol voit son bénéfice net se contracter de 4% à 60,4 millions d’euros. Ses ventes ont augmenté de 8,8% pour atteindre 364,7 millions d’euros (+ 11%).

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