Tokyo a bondi après l'aval du G20 au Japon

La Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi en nette hausse de 1,89%, dopée par une dépréciation du yen après l'assentiment donné par le G20 aux assouplissements monétaires du Japon.

A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a gagné 251,89 points à 13.568,37 points, son plus haut niveau de fin de séance depuis près de cinq ans. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a augmenté pour sa part de 1,68%, prenant 18,93 points à 1.145,60 points.

L'activité a été extrêmement intense avec 4,42 milliards d'actions échangées sur le premier marché.

La place tokyoïte a salué l'issue de la réunion des ministres des Finances des pays développés et émergents du G20 à Washington. Les grands argentiers ont constaté dans leur communiqué final que certains pays avaient récemment "pris des mesures pour soutenir l'activité".

"En particulier, les initiatives politiques récentes du Japon ont pour but d'arrêter la déflation et de soutenir la demande intérieure", ont-ils noté.

Cette remarque a été vue comme un feu vert du G20 à la politique d'assouplissement massive lancée par la Banque du Japon, qui a entraîné entre autres choses une dépréciation du yen face aux autres grandes devises.

De nombreux observateurs s'attendaient à ce que des critiques fusent au sein du cénacle du G20 à l'encontre de la politique japonaise, car la chute du yen dope la compétitivité des produits nippons face à leurs concurrents étrangers.

En l'absence de toute remontrance officielle contre Tokyo, des cambistes parient désormais sur une poursuite de la glissade du yen qui a perdu quelque 20% face au dollar depuis le mois de novembre et s'est encore affaibli depuis la fin de la réunion du G20.

Cette dépréciation de la devise nippone favorise les actions des groupes japonais actifs hors du Japon, car elle élève mécaniquement la valeur de leurs revenus à l'étranger, une fois convertis en yens.

"Le dollar semble sur le point de dépasser le plafond des 100 yens", a remarqué Kenichi Hirano, courtier chez Tachibana Securities cité par Dow Jones Newswires. "Des investisseurs attendaient la conclusion du G20 avant de mettre des fonds importants sur le marché", ce qui pourrait entraîner une certaine volatilité sur les taux de change.

Pendant toute la séance, le dollar s'est approché de ce seuil symbolique sans l'atteindre toutefois.

L'euro a coté pour sa part au-dessus des 130 yens contre un peu en-dessous avant le week-end.

Parmi les bénéficiaires de cette faiblesse confirmée de la devise nippone ont figuré les constructeurs d'automobiles: Nissan a accéléré de 2,63% à 1.052 yens et Mitsubishi Motors de 4,90% à 107 yens, Toyota progressant plus modestement de 1,28% à 5.550 yens.

Autres gagnants importants, le groupe d'appareils photos et d'équipements médicaux Olympus a bondi de 5,36% à 2.458 yens, le conglomérat d'industrie lourde Mitsubishi Heavy Industries a gagné 3,73% à 667 yens et le fabricant d'électronique et d'informatique Fujitsu a grimpé de 3,19% à 420 yens.

Les entreprises de BTP ont continué de bien se tenir, sur fond de budgets de relance favorisant le secteur de la construction au Japon: Taiheiyo Cement a engrangé 3,38% à 245 yens et Sekisui House de 3,51% à 1.474 yens.

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