Tokyo chute de 2,78% en clôture après les élections en Europe

La Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi en forte baisse. Les opérateurs semblaient craindre pour l'avenir des mesures de rigueur instaurées en Europe afin de lutter contre la crise de la dette qui a fait vaciller l'euro ces derniers mois.

La Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi en forte baisse de 2,78%, prise d'inquiétude pour le maintien de l'austérité en Europe après la défaite des partis au pouvoir en France et en Grèce.

A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a chuté de 261,11 points à 9.119,14 points.

L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a dévissé de son côté de 2,62%, abandonnant 20,81 points à 772,06 points.

L'activité a été assez faible, avec 1,79 milliard d'actions échangées sur le premier marché.

Les opérateurs semblaient craindre pour l'avenir des mesures de rigueur instaurées en Europe afin de lutter contre la crise de la dette qui a fait vaciller l'euro ces derniers mois.
"Les investisseurs espéraient le succès de gouvernements plus favorables à l'austérité en France et en Grèce", a expliqué Tsutomu Yamada, courtier chez kabu.com Securities, cité par Dow Jones Newswires.
L'économie nippone, relativement dépendante des exportations, aurait beaucoup à perdre dans une nouvelle flambée de la crise européenne d'endettement menaçant la conjoncture mondiale.
Les investisseurs sont d'autant plus inquiets que les Etats-Unis, dont la reprise apparente en début d'année avait rassuré, affichent une santé économique incertaine, comme les chiffres mitigés de l'emploi en avril l'ont encore montré vendredi.
Les doutes entourant un éventuel changement d'orientation politique en Europe ont entraîné de surcroît une baisse de l'euro sur les marchés des changes asiatiques, dopant la valeur du yen.
L'euro s'est échangé autour de 103,60 yens pendant l'essentiel de la séance à Tokyo, nettement sous les 104,46 yens cotés vendredi à 21H00 GMT à New York. Or la montée du yen réduit la valeur des revenus des entreprises nippones actives à l'étranger, lors de leur conversion en monnaie japonaise, ce qui nuit à leurs comptes et tend à diminuer l'attractivité de leurs actions en Bourse.
En France, François Hollande est devenu dimanche le premier président socialiste depuis 17 ans lors d'un vote-sanction contre le sortant conservateur Nicolas Sarkozy. Il a appelé de ses voeux une réorientation de la politique européenne.
En Grèce, point de départ de la crise budgétaire qui a semé la panique sur les marchés, l'austérité menée depuis deux ans sous la pression des bailleurs de fonds internationaux du pays a été massivement censurée par les électeurs qui ont laminé les deux partis pro-européens tenants de la rigueur.
La formation d'un gouvernement de coalition doté d'une majorité parlementaire stable semblait incertaine dans l'immédiat à Athènes.

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