Tokyo plie sur des prises de bénéfices

La baisse a en outre été accentuée par les craintes de durcissement monétaire en Chine, inquiétudes qui faisaient aussi simultanément plier les valeurs à la Bourse de Shanghai.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la journée de vendredi en baisse de 1,39%, les investisseurs empochant des bénéfices après l'augmentation de 7,6% des valeurs durant les sept précédentes séances, dont six achevées en hausse.

La baisse a en outre été accentuée par les craintes de durcissement monétaire en Chine, inquiétudes qui faisaient aussi simultanément plier les valeurs à la Bourse de Shanghai.

A la clôture vendredi, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a cédé 136,65 points, pour finir à 9.724,81 points. Il avait terminé la veille à son plus haut niveau de clôture depuis le 24 juin. In fine, sur l'ensemble des cinq séances de la semaine, il n'a cependant progressé que de 1,01%.

L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a de son côté laissé filer vendredi 9,39 points (-1,10%) pour terminer à 846,98 points.

Le volume des transactions a été moyen, avec 1,82 milliard de titres échangés sur le premier marché.

"La progression du Nikkei devient plus difficile alors qu'il s'est rapproché de la barre psychologique des 10.000 points", a commenté Masatoshi Sato, courtier de Mizuho Investors Securities.

Les acteurs du marché avaient salué les jours précédents un petit mouvement de repli du yen vis-à-vis du dollar, même si la devise nippone continue de se situer à un niveau particulièrement élevé face au billet vert, comparé à ce qu'il était il y a plusieurs mois ou années.

Le billet vert, qui était tombé en début de mois au plus bas en quinze ans face à la devise nippone, à 80,21 yens, se monnayait toujours vendredi nettement au-dessus, aux environs de 82,40 yens à 06H00 GMT, en augmentation par rapport à la veille.

L'euro en revanche avait tendance à fléchir vendredi face à la monnaie japonaise.

Les titres des entreprises exportatrices plus particulièrement sensibles à l'évolution du taux de change euro/yen en ont fait les frais, de même que les actions qui avaient profité durant les précédentes séances de l'affaiblissement de la monnaie japonaise.

Parmi les grands noms des technologies, Canon a reflué de 1,87% à 3.945 yens, Panasonic a perdu 1,00% à 1.185 yens et Sony a rétrocédé 1,49%, à 2.718 yens.

L'action du constructeur d'automobiles Toyota a pour sa part enregistré un recul de 0,64%, à 3.095 yens.

Les titres de ses concurrents et compatriotes Honda et Nissan ont été également délaissés, se contractant respectivement de 1,84% à 2.984 yens et de 2,28% à 773 yens.

Par ailleurs, les actions des banques ont été tirées à hue et à dia ces derniers jours, sur la foi d'informations selon lesquelles les institutions financières japonaises ne seraient pas concernées par un projet de surveillance accrue de la situation de certains acteurs du secteur.

Les titres de Mizuho, Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) et Sumitomo Mitsui ont de ce fait progressé durant de précédentes séances, mais ils ont reperdu du terrain vendredi compte-tenu du flou qui entoure cette question, selon des courtiers.

L'action Mizuho Financial Group a cédé 2.31% à 127 yens, celle de Mitsubishi UFJ Financial Group a décliné de 1.75% à 392 yens et Sumitomo Mitsui Financial Group a abandonné 1.84% à 2.509 yens.

La valeur Mizuho a aussi été pénalisée par les fuites concernant un investissement de 500 millions de dollars dans la société américaine de gestion d'actifs BlackRock, information confirmée moins de deux heures après la clôture.

Deux gros événements politico-économiques ont mobilisé cette fin de semaine l'attention des investisseurs: le sommet des pays du G20 à Séoul (Corée du Sud) ainsi que le sommet des pays d'Asie Pacifique (Apec), à Yokohama, port de la banlieue de Tokyo.

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