Tokyo plombée par Shanghai et l'euro

Les investisseurs se sont inquiétés de nouvelles venant de Chine laissant penser que les autorités de Pékin allaient encore renforcer leur arsenal de contrôle des prix et envisageaient de rapidement relever le principal taux directeur de la Banque de Chine.

La Bourse de Tokyo a terminé la séance de mardi en net repli (-1,87%), imitant un mouvement baissier amorcé à Shanghai et pâtissant d'un nouvel accès de faiblesse de l'euro face au yen.

A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a chuté de 188,95 points à 9.937,04 points, clôturant sous les 10.000 points pour la première fois depuis le 17 novembre. Sur l'ensemble du mois, le Nikkei a toutefois gagné 7,98%, soutenu par un léger affaiblissement du yen face au dollar.

L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a de son côté abandonné mardi 13,65 points (1,56%) à 860,94 points.

L'activité a été moyenne, avec 2,18 milliards d'actions échangées sur le premier marché.

Les investisseurs se sont inquiétés de nouvelles venant de Chine laissant penser que les autorités de Pékin allaient encore renforcer leur arsenal de contrôle des prix et envisageaient de rapidement relever le principal taux directeur de la Banque de Chine.

Ces informations ont fait chuter la Bourse de Shanghai en début d'après-midi et Tokyo a suivi le mouvement, la Chine étant le principal partenaire commercial du Japon et la locomotive de la croissance dans la région et dans le monde.

Les opérateurs ont également gardé un oeil nerveux sur les développements de la situation en Europe, où les déficits budgétaires de plusieurs pays inquiètent.

Après l'aide financière à l'Irlande décidée dimanche par l'Union européenne et le FMI, l'attention se focalise sur le Portugal et l'Espagne, prochains pays potentiellement vulnérables selon des acteurs du marché.
Ces soucis pour le Vieux continent ont provoqué un nouvel effritement de la monnaie unique européenne, qui a coté à peine au-dessus des 110 yens pendant la séance à Tokyo.

Il s'agit d'une mauvaise nouvelle pour les groupes nippons faisant affaires en Europe, un euro trop faible réduisant la valeur de leurs profits rapatriés dans l'archipel.

Au final, les firmes engagées en Chine et en Europe ont particulièrement souffert, dont plusieurs constructeurs automobiles: Toyota a cédé 2,42% à 3.220 yens, Nissan 1,51% à 785 yens, Honda 2,75% à 3.010 yens et Mitsubishi Motors 4,24% à 113 yens.

Des fabricants d'électronique en ont aussi fait les frais. Panasonic a perdu 1,31% à 1.204 yens, Canon 2,35% à 3.945 yens et Sharp 2,07% à 805 yens. Parmi les grands, seul Sony a surnagé, finissant quasi stable (+0,03%) à 2.971 yens.

Sociétés bien implantées en Europe, les firmes de technologies de l'image Nikon et Olympus ont aussi perdu du terrain, respectivement 2,08% à 1.644 yens et 2,12% à 2.355 yens.

Autres victimes: les compagnies sidérurgiques dont les Chinois constituent des clients importants.

JFE Holdings s'est repliée de 2,63% à 2.661 yens et Nippon Steel de 4,48% à 277 yens.

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