Un relèvement d'objectif de cours profite à Galapagos

©Felix Kalkman

Le courtier Jefferies vient de relever son objectif de cours à 110 euros (contre 80 euros) pour Galapagos. Le titre de la valeur biotech a bondi en Bourse de Bruxelles.

La progression du titre Galapagos est telle que les analystes se pressent pour relever leur objectif de cours. Ce mardi, le courtier Jefferies a augmenté à 110 euros contre 80 euros son objectif pour le cours de la société de biotechnologie d’ici douze mois. Il y a un mois, Goldman Sachs a fixé un prix de 96 euros (contre 81 euros) justifié, en partie, par une prime en fonction d’un éventuel rachat de la société, argumentait-elle. Trois semaines plus tard, le courtier Theodoor Gilissen surenchérissait avec, pour la première fois pour Galapagos, un objectif à trois chiffres (100 euros contre 85 euros avant).

Bourse | Un accord qui bénéficie à Celyad

La biotech Celyad a vu son cours grimper de 5,62% à 31 EUR. La société de Mont-Saint-Guibert, spécialisée dans les thérapies cellulaires en immuno-oncologie, a octroyé au géant pharmaceutique Novartis une licence non exclusive sur ses brevets relatifs à l’utilisation de cellules CAR-T allogéniques. Selon les termes de cet accord, Celyad percevra un montant total maximal de 96 millions de dollars. Celyad précise qu’elle percevra en outre des royalties à un chiffre sur les ventes réalisées sur les deux cibles et produits associés.

Le titre a gagné 74,06% depuis le début de l’année, soit l’une des plus fortes hausses de la Bourse de Bruxelles.

 

Peter Welford, analyste chez Jefferies, estime que le cours actuel de Galapagos constitue un point d’entrée attrayant en raison du potentiel de blockbuster du filgotinib et des développements dans la mucoviscidose. Il a calculé que le potentiel de vente du filgotinib pourrait atteindre 6 milliards de dollars dont 3 milliards pour le traitement de l’arthrite rhumatoïde, 600 millions pour la maladie de Crohn, 400 millions dans la colite ulcéreuse et 2 milliards dans d’autres applications. Rapporté par action et, tenant compte d’une probabilité de 65%, Peter Welford arrive au chiffre de 71,4 euros.

Progrès sur la mucoviscidose

À côté du filgotinib et de ses nombreuses applications possibles, Galapagos a identifié une série de composantes pour traiter la mucoviscidose à partir de combinaisons de trois éléments. Ces recherches se font en collaboration avec le groupe pharmaceutique AbbVie dans le cadre d’une alliance conclue en 2013.

"La mucoviscidose pourrait tirer l’action Galapagos à la hausse."
Peter Welford
analyste chez Jefferies

Pour l’analyste, la mucoviscidose pourrait tirer l’action à la hausse au cours des douze prochains mois. Et cela, dans la mesure où Galapagos pourrait tester la sécurité de ses produits dans une phase 2 qui pourrait débuter au 2e trimestre 2017 avec des patients traités au 3e trimestre. Le projet de traitement reste cependant à la traîne par rapport à celui de son concurrent américain Vertex qui est déjà en phase 2. En cas de succès, le nouveau médicament pourrait rapporter 3 milliards de dollars avec un lancement estimé en 2020, d’après Peter Welford. Avec une probabilité de succès de 20% cela représente 12 euros par action.

Avec 71,4 euros par action pour le filgotinib plus 12 euros par action pour la mucoviscidose, on arrive à 83,4 euros, ce qui correspond, grosso modo, au cours actuel qui évolue à ses plus hauts historiques. Mais il faut aussi ajouter la trésorerie qui vient d’être gonflée de 364 millions d’euros par le biais d’une augmentation de capital réalisée aux Etats-Unis. Elle s’élève aujourd’hui à 1,32 milliard d’euros soit 26,1 euros par action. On arrive donc à un total (arrondi) de 110 euros par action.

Sur les huit analystes financiers recensés par Bloomberg qui suivent la valeur, sept sont à l’achat et un recommande de la conserver. L’objectif de cours moyen est de 94 euros. Le titre a progressé de 34,39% à81,9 euros depuis le début de l’année et bat record sur record.

Bourse | Flambée pour l'action ABivax

Le titre Abivax s’est envolé mardi en Bourse de Paris après la publication par la société de biotechnologie de résultats encourageants d’essais cliniques préliminaires pour un traitement du VIH.

La seconde étude de Phase IIa de ce traitement, ABX464, montre qu’il possède le potentiel pour jouer un rôle clé dans le traitement du VIH, a fait savoir Abivax avant l’ouverture.

Le titre a pris 114% à 19,70 euros à la clôture des marchés européens, de très loin la plus forte hausse de l’indice CAC Mid & Small des petites et moyennes valeurs.

Abivax avait annoncé vendredi, en accord avec l’Autorité des marchés financiers (AMF), la suspension de sa cotation jusqu’à mardi matin après des mouvements importants et inhabituels de son titre en Bourse.

 

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