Une décote de 50% sur la dette grecque

Les banques créancières de la Grèce doivent effacer au moins la moitié de la dette du pays pour ne pas avoir à accroître considérablement le montant des prêts promis à Athènes par ses bailleurs de fonds, selon un rapport de la troïka. De sources concordantes, les créanciers privés de la Grèce se seraient mis d'accord ce vendredi sur une décote comprise entre 50 % et 55 % de la dette souveraine grecque. L'annonce et le chiffre définitif devraient être faits au cours du week-end, sans doute à l'occasion du sommet européen qui se tient ce dimanche à Bruxelles.

La troïka rassemble les bailleurs de fonds de la Grèce, à savoir la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI. Dans son rapport, elle estime que les banques qui possèdent des titres grecs doivent accepter une décote (perte en jargon financier) de 50% pour ramener la dette publique grecque à 120% du PIB d'ici fin 2020, contre 162% actuellement.

Dans ce cas, l'Europe et le FMI devraient fournir une aide de 114 milliards d'euros au total dans le cadre du second plan d'aide à la Grèce, décidé en juillet. Ils s'étaient alors engagés à verser à Athènes une aide de 109 milliards d'euros tandis que les banques créancières du pays avaient accepté d'apporter leur aide, estimée à quelque 50 milliards d'euros via une décote de 21%.

Pour ne pas dépasser l'enveloppe de 109 milliards prévue initialement, les banques devraient porter leur "effort" à 60% ce qui permettrait d'abaisser la dette grecque à 110% du PIB, à la même échéance.

La dette publique grecque de plus de 350 milliards d'euros représente 162% du PIB du pays actuellement, un niveau jugé insoutenable.

Dans "le pire des scénarios", l'aide supplémentaire que devront fournir les Européens et le FMI pour maintenir Athènes sous perfusion financière s'élèvera à 440 milliards d'euros, avant que le pays ne revienne sur les marchés, estime le rapport.


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