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Une hausse attendue des taux d'intérêt de la Fed

Jerome Powell, gouverneur de la Réserve fédérale américaine. ©REUTERS

Les économistes s'attendent à ce que la Réserve fédérale américaine relève de 25 points de base son principal taux directeur. Les investisseurs, eux, scruteront les prévisions économiques sur les deux prochaines années.

La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait relever ses taux d’intérêt ce mercredi à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire. Elle remonterait de 25 points de base son principal taux directeur, actuellement entre 1,75 et 2%. La banque centrale américaine avait précédemment indiqué qu’elle relèverait à 2,5% ses taux d’intérêt cette année, à 3% en 2019 et 3,5% en 2020.

Les économistes s’attendent à ce que la banque centrale américaine prévoie un ralentissement de l’économie des Etats-Unis en 2020.

Les économistes interrogés par Bloomberg estiment que la prochaine hausse des taux d’intérêt de l’institution aura lieu en décembre. Ils s’attendent à ce que la Fed atteigne 3% de taux en juin 2019. "La plupart des membres du comité de politique monétaire ont indiqué qu’il fallait atteindre un niveau neutre pour les taux d’intérêt, le plus rapidement possible", souligne Stephen Stanley, économiste en chef chez Amherst Pierpont Securities. Un niveau neutre signifie que les taux d’intérêt n’impactent pas l’économie. Les économistes estiment à 3% ce niveau pour les Etats-Unis.

Alors que les taux d’intérêt ne préoccupent guère les investisseurs, puisque leur hausse est anticipée, les prévisions économiques de la Fed sont par contre très attendue. Les économistes s’attendent à ce que la banque centrale américaine prévoie un ralentissement de l’économie des Etats-Unis en 2020. Ils anticipent un taux de croissance de 2,9% pour cette année dans les prévisions de la Fed, et de 2,5% en 2019, avant de tomber à 2%.

Ils prévoient que les risques pour la croissance et l’inflation aux Etats-Unis ont augmenté, avec la guerre commerciale que se livrent la Chine et le pays, même si seuls 15% d’entre eux estiment que celle-ci peut provoquer une récession.

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