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Voyants rouges sur les tableaux de Bourse

En panne de moteur à la hausse, les marchés d'actions européens ont tous clôturé sur une décote. La volatilité a régné sur les différentes places financières, ayant ouvert en légère hausse, avant de se replier. L'absence d'indicateur significatif ce lundi a conduit de nombreux investisseurs à rester sur leurs gardes.

Dans la matinée, les valeurs étaient orientées à la hausse, dans la foulée de la bonne humeur des marchés asiatiques. Mais en l'absence d'indicateurs macroéconomiques, les indices européens se sont repliés au sein de marchés fragiles, toujours en proie aux doutes sur la situation économique. 

Les investisseurs devraient se montrer plus motivés le reste de la semaine avec la publication de nombreuses statistiques américaines, qui font la pluie et le beau temps sur les marchés.

A la clôture, l'indice paneuropéen DJ Stoxx 600 s'est contracté de 0,40 % à 262,92 points tandis que l'indice de référence STOXX pour le compartiment Food & Beverage a gardé la tête des progressions sectorielles, mais en ayant largement réduit ses gains (+0,25 %).

L’indice bruxellois a le moins perdu parmi les indices européens lors de cette première séance de la semaine. En effet, le Bel 20 n'a abandonné que 0,15 % à 2.597,73 principalement affaibli par la décote des bancaires. Dexia et KBC ont terminé en queue du peloton, relâchant respectivement 2,32 % à 3,15 euros et 1,11 % à 33,81 euros. Les valeurs belges ont souffert de la mauvaise orientation du compartiment européen, tiré vers le bas par le sort de l’Anglo Irish Bank. Explication comparable pour Colruyt (-0,96 % à 196,35 euros) dans le sillage du compartiment de la distribution, lanterne rouge européenne.

La Bourse de Londres s'est mise sur la défensive en attendant l'estimation finale de la croissance britannique du deuxième trimestre. L'indice Footsie a perdu 25,06 points, soit 0,45% par rapport à la clôture de vendredi, à 5.573,42 points. Unilever, également coté à Amsterdam, a gagné 1,28% à 1.816 pence, après l'annonce du rachat de l'américain Alberto Culver, fabricant des produits capillaires Alberto VO5, pour 3,7 milliards de dollars en numéraire. Parmi les autres valeurs particulièrement suivies, Wolseley --numéro un mondial de la plomberie et du chauffage-- a cédé 0,65%, à 1.520 pence, après l'annonce de nouvelles pertes annuelles couplées à une chute de 9% de son chiffre d'affaires.

Le CAC 40 a perdu 0,43% à 3.766,16 points dans un volume d'échanges mince de 2,493 milliards d'euros. A titre de comparaison, les déjà faibles volumes échangés la semaine passée étaient au-dessus des 3 milliards d'euros. Sur le front des valeurs, Accor a terminé en tête du CAC 40 (+2,71% à 26,92 euros), profitant d'un relèvement de recommandation à "surperformer" contre "neutre" auparavant par Crédit Suisse. Le groupe est en train de se désengager du groupe Lucien Barrière, qui doit faire vendredi ses premiers pas en Bourse.

L'indice Dax a glissé de 0,31% à 6.278,89 points, après avoir évolué dans le vert dans le sillage de la Bourse de Tokyo dans la matinée. En son sein, Siemens a fini dernier (-1,82% à 77,84 euros). Son directeur financier a prévenu que les résultats du conglomérat industriel avaient baissé au quatrième trimestre (juillet à septembre) par rapport au précédent, particulièrement bon. BMW a fait l'objet de rumeurs de coopération avec le suédois Saab, propriété du néerlandais Spyker, et lâché 0,40% à 50,15 euros. Dans le peloton de tête, l'équipementier sportif Adidas a continué sur sa lancée de la semaine dernière (+0,89% à 46,36 euros), toujours porté par les résultats et les commentaires optimistes de son concurrent américain Nike. Le cours d'Adidas se rapproche de son plus haut historique de 51,63 euros, atteint fin 2007, notait un courtier. Beiersdorf a gagné 0,99% à 42,92 euros, dopé par le rachat de l'américain Alberto Culver, fabricant de produits capillaires, par le géant néerlandais Unilever pour 3,7 milliards de dollars.

L'AEX a mis en fuite 0,20 % à 337,17 points.

En Asie, les principales Bourses ont clôturé à un plus haut de plus de deux ans à la suite de nouveaux signes de la bonne santé de l'économie aux Etats-Unis. L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance sur un net regain de 1,39%, entraîné par la perspective d'un plan de soutien économique au Japon, même si le yen cher et la querelle sino-japonaise ont freiné les ardeurs.

 

VALEURS A SUIVRE

  • AB InBev : Bank of America a retiré le titre du brasseur de sa liste 'Europe 1' d'actions favorites.

  • Telenet : l'IBPT, le régulateur du secteur de la poste et des télécommunications, a infligé une amende de 12.500 euros à l'opérateur. Il a fourni une réponse incomplète concernant son offre internet. Telenet peut faire appel. 

  • Jensen : le patron Jesper Jensen a déclaré dans une interview que l'Asie, plus particulièrement la Chine, représente un grand potentiel pour son entreprise spécialisée dans les machines de nettoyage industriel. 'Nous pouvons doubler notre chiffre d'affaires en 10 ans en Asie", a-t-il dit.

  • Thrombogenics : les analystes de KBC S ont relevé leur objectif de cours à 25 euros contre 20 euros.

  • Movetis: dernier jour de l'offre de reprise par Shire à 9 euros par action

  • Solvac : cotation ex-dividende intérimaire

  • Spadel : la proposition faite par le conseil d’administration de distribuer un dividende exceptionnel de 14 euros bruts (10,5 euros nets) par action aux 4,150 millions d’actions y ayant droit, soit une distribution de plus de 58 million d’euros, a été massivement acceptée mais plus par effet de levier dû au déséquilibre dans l'actionnariat. L'action était suspendue de cotation sur Euronext Bruxelles, le détachement de coupon ayant eu lieu avant que les actionnaires n'aient avalisé la proposition.

 

 

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