Wall Street aime Facebook

© Brendan McDermid

La publication d'un indice ISM de l'activité manufacturière au plus haut depuis juin a boosté Wall Street, déjà bien positionné grâce au dépôt du projet d'IPO de Facebook. Le réseau social est sur le point de faire son entrée dans les salles de marchés, avec une capitalisation de 75 à 100 milliards de dollars. Cela éclipsait la chute de 42% des créations d'emploi dans le privé en janvier.

La Bourse de New York a démarré la séance sur des gains, s'impatientant de l'arrivée prochaine de Facebook. A la clôture, les principaux indices affichaient :

Dow Jones : +0,66% à 12.716,46 points

Nasdaq : +1,22% à 2.848,27 points

S&P-500 : +0,89% à 1.324,08 points

"Le marché est bien orienté, après les indicateurs favorables en provenance de Chine et d'Europe, (mais) les chiffres ADP ont pu ternir l'enthousiasme et créer un peu d'inquiétude avant les chiffres des créations d'emplois qui seront publiés vendredi", a déclaré Mark Luschini, responsable de l'investissement chez Janney Montgomery Scott à Philadelphie.

Avant-séance, un indicateur décevant a été publié : celui des embauches dans le privé. L’indice ADP a en effet affiché un solde de 170.000 nouveaux emplois créés en janvier, en baisse de 42% par rapport au mois précédent. Les analystes tablaient pour leur part sur la création de 200.000 nouveaux postes, en légère baisse par rapport aux 292.000 créations d’emplois recensées en décembre.

ADP a relativisé cette baisse, soulignant que "sur les trois derniers mois, les embauches nettes" mises en évidence par son enquête "se sont établies en moyenne à 223.000 par mois, contre 163.000 par mois sur l'ensemble de 2011".

Mais ensuite, d'autres indicateurs, plus encourageants cette fois, ont été publiés en cours de séance.

Ainsi, les dépenses de construction ont signé une progression plus forte qu'attendu, de 1,5% en décembre après un timide rebond de 0,4% en novembre. 2011 a ainsi signé la cinquième année de baisse consécutive des dépenses de construction, mais semble en voie de redressement a signalé de département du Commerce.

Par ailleurs, l'activité manifacturière s'est accélérée à 54,1% d'après l'ISM de janvier. Cet indice, qui était à 53,1% en décembre, est cependant inférieur aux prévisions des analystes, qui tablaient sur une hausse à 54,5%. Néanmoins, l'ISM a atteint son plus haut niveau depuis juin dernier.

Du côté du pétrole, les stocks de brut ont augmenté la semaine dernière plus que prévu, selon des chiffres publiés par le département américain de l'Energie (DoE). Les stocks de brut ont crû de 4,2 millions de barils lors de la semaine achevée le 27 janvier, pour s'établir à 338,9 millions de barils. Les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires tablaient sur une hausse de 3 millions de barils seulement.

Du côté des valeurs, la saison des résultats se poursuivait, animant les échanges et recommandations.

Pfizer a rappelé près d'un million de plaquettes de pilules contraceptives aux Etats-Unis en raison d'un problème d'emballage conduisant à une mauvaise prise, d'où un risque potentiel de grossesses non désirées, a annoncé le groupe pharmaceutique américain.

Whirlpool a fait état mercredi d'une chute de ses ventes au quatrième trimestre en raison notamment d'une demande faible et d'une hausse de ses coûts. Le CA a diminué à 4,9 milliards de dollars contre 5 milliards un an auparavant. Le bénéfice net est quant à lui ressorti à 205 millions de dollars, 2,62 dollars par titre, contre 171 millions, 2,19 dollars un an auparavant. Hors exceptionnels, le BPA s'est inscrit à 32 cents.

Amazon.com a annoncé mardi qu'il pourrait perdre de l'argent au premier trimestre 2012, le groupe continuant à investir massivement pour se développer et mettre sur pied de nouvelles affaires.

AOL a publié un bénéfice par action de 0,23 dollar au quatrième trimestre et un chiffre d'affaires de 576,8 millions de dollars. Le consensus Thomson Reuters tablait sur un bénéfice par action de $0,16 et un chiffre d'affaires de 573 millions de dollars.

Nasdaq OMX a annoncé mercredi un recul de son bénéfice trimestriel qu'il impute notamment au refinancement de sa dette et à des charges liées à des projets de fusions et à des initiatives stratégiques. L'opérateur boursier a dégagé un bénéfice de 82 millions de dollars au quatrième trimestre, soit 45 cents par action diluée, contre 137 millions (69 cents), un an plus tôt.

Seagate a publié jeudi soir un bénéfice meilleur qu'attendu, soutenu par des marges solides signant, comme son concurrent Western Digital une reprise de l'activité après les inondations en Thaïlande qui ont perturbé les approvisionnements. Le BPA ajusté du fabricant de disques durs est ressorti à 1,28 dollar contre 1,08 dollar prévu dans le consensus Thomson Reuters. La marge brute a quant à elle bondi à 31,6% contre 19,5% au même trimestre l'an dernier.

Google assure que les modifications qu'il apporte à compter de mercredi à sa politique de protection de la vie privée ne remettent pas en cause le contrôle par les utilisateurs de la manière dont leurs données personnelles sont collectées et utilisées.

Hershey a relevé ses objectifs de ventes et de bénéfice pour 2012 à la faveur de mesures de réduction de coûts et d'accroissement de la productivité, et a dit s'attendre à une hausse de ses volumes de ventes. Le fabricant de produits alimentaires tels que les barres Kit Kat a fait état d'un résultat du quatrième trimestre conforme aux attentes, à 142,1 millions de dollars, ou 62 cents par titre, contre 135,5 millions (59 cents) un an plus tôt. Hors exceptionnels, le BPA atteint 70 cents. Les ventes ont grimpé de près de 6% à 1,57 milliards grâce aux hausses de prix pratiquées par le groupe face au renchérissement des matières premières. Hershey s'attend désormais à un bénéfice de 2,79 à 2,89 dollars par action pour 2012, et à une hausse de 5 à 7% de ses ventes nettes, en incluant l'impact des changes et une charge exceptionnelle liée à ses réductions de coûts.

Northrop Grumman a livré un bénéfice annuel supérieur à ses propres attentes, mais a prévenu que son résultat serait probablement en baisse en 2012 étant donné le contexte difficile pour les dépenses de défense aux Etats-Unis. Le groupe a fait mieux que son propre objectif de bénéfice sur 2011, avec une progression de 17% à 7,41 dollars par action, contre 6,32 dollars un an plus tôt. Northrop avait dit en octobre tabler sur un BPA annuel compris entre 6,95 et 7,05 dollars. Pour 2012, le groupe table sur un recul à 6,40-6,70 dollars par action, avec des ventes comprises entre 24,7 et 25,4 milliards de dollars. L'an dernier, le chiffre d'affaires a reculé à 26,4 milliards de dollars contre 28,1 milliards en 2010.

Mardi, Wall Street a terminé sur une note indécise, une série d'indicateurs macro-économiques moins bons que prévu ayant conduit les investisseurs à marquer une pause après les gains importants accumulés par la place boursière américaine depuis le début de l'année.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 0,16%, le S&P-500, plus large, a perdu 0,05%, mais en revanche, le Nasdaq Composite a avancé de 0,07%.

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