Wall Street chute, entre crise de la dette et menace terroriste

L'ancien maire de New York Rudy Giuliani et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton ont participé au rituel de l'Opening bell, l'ouverture des échanges à Wall Street. (©Justin Sullivan/Getty Images)

Wall Street a enregistré vendredi sa plus forte chute en trois semaines, les investisseurs s'inquiétant de la crise de la dette publique en Europe ainsi que des menaces d'attentat terroriste à New York: le Dow Jones a perdu 2,69% et le Nasdaq 2,42%.

Selon les chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average a lâché 303,68 points à 10.992,13 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 61,15 points à 2.467,99 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de 2,67% (31,67 points) à 1.154,23 points.

La place new-yorkaise avait ouvert en baisse, les investisseurs n'étant pas convaincus par le plan sur l'emploi de Barack Obama, et la chute s'est accélérée au gré d'informations en provenance d'Europe, où Londres a perdu 2,35%, Paris 3,60% et Francfort 4,04%.

La démission de l'économiste en chef de la Banque centrale européenne, Jürgen Stark, a plongé dans le doute les investisseurs, qui ont ensuite accéléré les prises de bénéfices lorsque des rumeurs ont évoqué un défaut de paiement de la Grèce pendant le week-end.

"Les marchés chutent lourdement car l'inquiétude est grande à propos de la crise de la dette souveraine en Europe, en particulier en Grèce", a résumé Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

Même si Athènes a démenti les informations données par l'agence Bloomberg, "les marchés scrutent le potentiel de l'Europe", a-t-il ajouté.

D'après des analystes, la chute de vendredi s'explique aussi par les menaces d'attentats dix ans jour pour jour après les attaques contre les tours jumelles du World Trade Center.

Washington a indiqué vendredi matin qu'Al-Qaïda était derrière cette menace d'attentat "spécifique, crédible mais non confirmée".

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a atteint son plus bas taux historique, 1,896%, signe que les investisseurs ont recherché des actifs ultra-sûrs mais peu rentables. Le bon à 10 ans a terminé à 1,915% contre 1,986% jeudi soir et celui à 30 ans à 3,246% contre 3,310% la veille.

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