Wall Street débute août en fanfare

La Bourse de New York a entamé le mois d'août sur une belle progression, stimulée notamment par des résultats meilleurs que prévu dans le secteur bancaire en Europe, par la bonne tenue du secteur énergétique et par des stats US moins décevantes qu'attendu.

La Bourse de New York a terminé en nette hausse lundi, stimulée notamment par des résultats meilleurs que prévu dans le secteur bancaire en Europe et par la publication de deux statistiques moins décevantes qu'attendu aux Etats-Unis. Les dépenses de construction américaine ont en effet progressé de 0,1% en juin, contre toute attente, et l'indice ISM manufacturier a reculé moins qu'attendu, à 55,5 en juillet.

L'indice Dow Jones a clôturé en hausse de 1,99% à 10.674,38 points - son plus haut niveau depuis le 13 mai - tandis que le Nasdaq a progressé de 1,8% à 2.295,36 points. Le S&P 500 a gagné 2,2% pour atteindre 1.125,86 points.

  • Le secteur de la finance a été l'un des plus en vue, à l'image de JPMorgan Chase (+3,38%).
  • Les valeurs liées à l'énergie, mais aussi minières, profitaient de la hausse des cours des matières premières, sur fond de recul du dollar. Le pétrolier ExxonMobil a monté de 3,79% et Chevron de 2,09% alors que le baril de brut a dépassé les 80 dollars pour la première fois en trois mois à New York.
  • Le producteur d'aluminium Alcoa a pris la tête des plus larges progressions du Dow Jones avec ses 4,83%.
  • Le groupe canadien Research in Motion a cédé 0,96%. Les Emirats arabes unis, centre commercial et d'affaires du Golfe, ont décidé de suspendre à partir du 11 octobre certains services du téléphone multimédia BlackBerry parce qu'ils ne sont pas conformes aux législations en vigueur dans le pays. Le groupe a indiqué être en "discussions" et s'engager à garantir des communications sécurisées.
  • Ford a gagné 3,05%. L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a relevé lundi de deux crans la note du constructeur automobile, à "B+", à la suite de la publication d'un nouveau bénéfice trimestriel et en raison de la reprise du marché en Amérique du Nord, jugeant sa perspective "positive".

Pétrole en nette hausse

Par ailleurs, les prix du pétrole se sont envolés lundi à New York, le baril de référence finissant sur un gain d'environ 3% à plus de 81 dollars, porté à son plus haut niveau depuis début mai par le net affaiblissement de la monnaie américaine. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre a terminé à 81,34 dollars, en progression de 2,39 dollars par rapport à la veille. Il a même touché 81,77 dollars en séance, un niveau inédit depuis le 5 mai dernier.

Le marché a été soutenu par deux principaux éléments, a expliqué Jason Schenker, de Prestige Economics: l'affaiblissement du dollar et les inquiétudes sur de possibles interruptions dans la production du golfe du Mexique à l'approche d'une perturbation tropicale.
Le dollar a nettement reculé lundi sur le marché des changes, permettant à l'euro de grimper jusqu'à près de 1,32 dollar en séance, et rendant les prix des matières premières plus attractifs pour les investisseurs munis d'autres devises.

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