Wall Street dominée par l'"indice de la peur"

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Wall Street a poursuivit sa dégringolade. "L'indice de la peur" est repassé au dessus de 20 pour la première fois depuis octobre.

Après avoir signé en janvier son pire mois depuis mai 2012, Wall Street n’a pas commencé février sous les meilleurs auspices.

La bourse de New York a succombé à la multiplication des signaux préoccupants pour l'économie mondiale lundi, un mauvais indicateur américain s'ajoutant aux inquiétudes sur les pays émergents ou la zone euro: le Dow Jones a décroché de 2,07% (15.372,80 points) et le Nasdaq de 2,61% (3.996,96 points). Ce dernier finissait sous les 4.000 points pour la première fois depuis décembre. Le S & P500 chutait de 2,28%- sa plus forte perte en pourcentage
depuis juin- à 1.742 points. Certes ces indices avaient démarré la séance proche de l’équilibre, mais les inquiétudes ont vite repris le dessus.

Signe de la nervosité du marché, l'indice de volatilité VIX, dit "indice de la peur", s'envolait de 15,59% à 21,28, repassant au-dessus de 20 pour la première fois depuis octobre.

"C'est un peu 'tous aux abris'", estimait Steven Rosen de la Société Générale. "Personne n'est d'humeur acheteuse et le marché pourrait bien descendre encore plus puisque la saison des résultats n'est pas vraiment enthousiasmante et qu'il n'y a pas vraiment de raisons de parier à la hausse".

Ainsi aux Etats-Unis, l'activité des industries manufacturières a nettement ralenti son expansion en janvier, plombée entre autres par les vagues de froid successives qui se sont abattues sur le centre et le nord-est du pays.

Autre élément alarmant: avec un recul de près de 2% lundi, la Bourse de Tokyo est entrée dans une phase de correction en perdant plus de 10% depuis fin décembre.

Rajoutant à l'anxiété des marchés, le secrétaire américain au Trésor Jack Lew a affirmé lundi que "le temps presse" pour que le Congrès relève le plafond de la dette qui arrive à échéance vendredi.

Au rayon des actions, les valeurs automobiles n’étaient pas à la fête. General Motors et Ford, qui ont accusé en janvier un recul de leurs ventes à cause des conditions climatiques extrêmes, voyaient leurs titres se tasser respectivement de 2,30% (35,25 dollars) et 2,74% (14,55 dollars)

Le groupe pharmaceutique Pfizer, qui a fait part de bons résultats dans ses essais sur un médicament visant à combattre le cancer du sein, montait de 0,66% à 30,60 dollars.

 

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