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Wall Street, entre crise européenne et ralentissement US

Les grands indices de Wall Street ont clôturé en ordre dispersé lundi, mais toujours avec de faibles écarts, les investisseurs préférant rester prudents dans l'attente de ce que décideront les Européens pour contenir la crise de la dette.

Les valeurs américaines ont difficilement encaissé l’effet conjugué des prises de bénéfice et de l’incertitude dans la zone euro, d’autant qu’aucun indicateur n’était attendu aux Etats-Unis ce lundi.
Le recul de l’euro a mis la pression sur les places américaines. Pourquoi? L’euro et Wall Street ont souvent tendance à évoluer en tandem, l’euro faisant foi d’étalon quant à l’état d’esprit des investisseurs dans la crise de la dette souveraine.


"Le marché reprend son souffle", a résumé Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors. "Le marché regarde toujours avec prudence la situation en Europe, mais la grande question cette semaine, c'est de savoir quelle sera la structure fiscale pour 2011".

Les investisseurs tentaient par ailleurs d'interpréter les propos du président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke. Il a affirmé pendant le week-end qu'il était "certainement possible" que la Fed décide d'en faire plus pour lutter contre le chômage.


Les indices ont fait du surplace: le Dow Jones a perdu 0,17 %, à 11.362,19 et le Nasdaq a gagné 0,13%, à 2594,92 points. Le S & P 500 de son côté reculait de 0,13 % à 1223,12 points.

A noter qu'après la clôture, le département du Trésor américain a annoncé qu'il lançait la phase finale de son processus de sortie de Citigroup en mettant en vente les quelque 2,4 milliards d'actions ordinaires de cette banque qu'il détient encore.

Les actions


Le gestionnaire de fonds William Ackman s’est dit prêt à financer l’offre soumise par la chaîne de librairies Borders Group pour le rachat de son concurrent Barnes & Noble. Borders a gagné 1,08 % à 28,70 USD et Barnes & Noble 10,62 % à 14,69 USD.

Le directeur général du laboratoire pharmaceutique Pfizer, Jeffrey Kindler, a démissionné de façon inattendue, invoquant l’épuisement causé par la gestion du leader mondial du secteur un an après l’acquisition du géant Wyeth. Le titre Pfizer a pris 0,54 % à 16,81 USD.

La compagnie aérienne Continental Airlines a été condamnée au tribunal français de Pontoise à verser une amende de 200.000 euros pour sa responsabilité dans la catastrophe du Concorde en 2000. Elle compte faire appel. United Continental perd 2,49 % à 27,04 USD.

 Kraft Foods cède 0,1% à 30,29 USD. Le groupe agroalimentaire a demandé une injonction contre Starbucks pour empêcher la chaîne de cafés dans sa "tentative de mettre fin unilatéralement" à leur accord commercial. 


Le marché obligataire est remonté. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans s'est replié à 2,941% contre 3,017% vendredi soir et celui du bon à 30 ans à 4,250% contre 4,312%.


Les prix du pétrole se sont hissés à leur plus haut niveau en plus de deux ans à New York .

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