Wall Street éprise de notre crise

George Papandreou sur le parquet du New York Stock Exchange le 20 septembre 2010. Le premier ministre grec avait alors nié tout plan de restructuration de la dette hellénique.

Wall Street a fini jeudi sans direction, soutenue par de bons indicateurs confirmant que l'économie américaine progresse, mais restant tributaire des aléas en Europe: le Dow Jones a pris 0,32%, le Nasdaq a cédé 0,21%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a gagné 0,32% à 11.541,78 points et le Nasdaq, à dominante technologique, a abandonné 0,21% à 2.598,62 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est valorisé de 0,46% à 1.215,39 points.

Le mouvement de baisse des nouvelles inscriptions au chômage entamé à la mi-septembre a notamment été confirmé, reculant encore de 1,5% par rapport à la période du 9 au 15 octobre.

Surtout, la place new-yorkaise a accueilli avec satisfaction l'indice de Philadelphie de la banque centrale américaine (Fed) qui a souligné que l'activité manufacturière de cette région du nord-est des Etats Unis repartait à la hausse en octobre après deux mois de baisse.

Mais Wall Street a continué d'évoluer au rythme des développements en zone euro. La séance a été marquée par de fortes oscillations entre hausse et recul, illustrant la nervosité des investisseurs à l'approche du sommet européen de dimanche, qui doit répondre à de nombreuses questions autour de la Grèce et du Fonds européen de stabilité financière.

Les investisseurs "émettent des doutes quant à la possibilité de trouver un accord pour résoudre la crise de la dette, alors que le Grèce connaît des manifestations de plus en plus fortes", notait un analyste de Wells Fargo Advisors.

Les marchés ont toutefois été réconfortés par l'annonce faite par Paris et Berlin que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel s'entretiendront samedi à Bruxelles pour préparer une "réponse globale et ambitieuse" à la crise de la zone euro.

L'Elysée a indiqué que les éléments préparés par le couple franco-allemand seraient adoptés lors d'un second sommet de l'UE, après celui de dimanche à Bruxelles au plus tard mercredi.

Du côté des valeurs, l’action Dell a réduit ses pertes à 5,35 % pour 15,05 dollars, après avoir signé en session sa plus forte baisse depuis deux mois. Les investisseurs craignent un épuisement des productions thaïlandaises alors que cette région de l’Asie est touchée par sa pire vague d’inondations en cinquante ans. L’un de ses plus importants fournisseurs, Western Digital, a déjà fermé deux usines en Thaïlande, à l’instar des fermetures opérées par Honda ou Canon.

Yahoo (+1,51% à 16,18 dollars) est toujours "à vendre" et ne veut pas que les candidats intéressés par une OPA communiquent entre eux. Le moteur de recherche fait de cette clause de confidentialité une condition sine qua non pour pouvoir accéder à ses informations financières sensibles, ont déclaré plusieurs personnes proches de la situation. Cette proposition indispose notamment plusieurs fonds de capital investissement qui avaient prévu de faire équipe. Yahoo est en effet sans doute trop gros à avaler pour une seule entreprise, à l'exception peut-être de Microsoft . Mais lui aussi envisage une offre groupée, selon le Wall Street Journal.

AT&T
(-0,34% à 28,99 USD) a publié ses résultats au troisième trimestre ce jeudi. Le bénéfice par action est conforme aux attentes, à 0,61 USD. Mais le chiffre d’affaire de l’opérateur téléphonique a reculé de 0,3%, à 31,5 milliards USD. L'action AT&T reculait de 1,5% en avant-Bourse après la publication de ces résultats.

Le groupe informatique américain Microsoft a publié jeudi un bénéfice net de 5,74 milliards de dollars pour le premier trimestre de son exercice décalé, en hausse de 6% et conforme aux attentes. L'action a fini à 27,04 dollars ce jeudi mais perdait 1,18% (26,72 USD) dans les échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York.

eBay
(-3,10% à 32,15 USD), premier site d'enchères en ligne, a annoncé mercredi un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 32% et un bénéfice net conforme aux anticipations des analystes financiers.

Chevron (+1,12% à 33,39 USD), le deuxième pétrolier américain, compte augmenter son budget d'investissement en 2012, après avoir investi 26 milliards de dollars cette année, a déclaré mercredi son directeur général John Watson.

Eli Lilly
(-0,23% à 38,61 USD) a publié un bénéfice trimestriel en baisse et conforme aux attentes, la hausse de ses dépenses ayant contrebalancé l'augmentation de ses ventes et la baisse de ses impôts. Le groupe pharmaceutique a par ailleurs légèrement relevé sa prévision de bénéfice pour l'année 2011. Le groupe a publié un bénéfice net de 1,24 milliard de dollars (898 millions d'euros), soit 1,11 dollar par action, au troisième trimestre, contre 1,3 milliard et 1,18 dollar un an auparavant.

Philip Morris (+3,27% à 68,19 USD) a publié un bénéfice ajusté de 1,37 dollar par action au troisième trimestre, alors que le consensus était à 1,24 dollar. Le groupe resserre sa fourchette de prévision de BPA 2011 à 4,75-4,80 dollars, alors que le consensus est à 4,74 dollars par action.

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