Wall Street reprend des couleurs

Après avoir ouvert en légère hausse et piqué du nez dans l'après-midi, la Bourse de New York est finalement remontée. Un rebond qui reste timide.

Après une ouverture légèrement haussière, Wall Street a rapidement piqué du nez sous le poids de nouvelles statistiques décevantes. Mais à la clôture, la Bourse de New York a fini par relever la tête.

A la clôture, le Dow Jones Industrial Average prenait 0,25% à 11.896 points, tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, gagnait 0,89 % à 2.693,07 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a de son côté pris 0,50%  à 1.260,34 points.

La veille, Wall Street avait été plombée par les craintes pour la santé de l'économie américaine, malgré le relèvement du plafond de la dette. Le Dow Jones avait perdu 2,19% et fini au plus bas depuis la mi-mars, pour sa huitième séance de repli consécutive. Le Nasdaq avait lâché 2,75% et le S&P 500 2,56%.

Mercredi en tout début de séance, le marché avait trouvé du soutien du côté de chiffres de l'emploi un peu meilleurs qu'attendu. Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 114.000 emplois en juillet, soit plus qu'attendu par les analystes, selon le cabinet de conseil en ressources humaines ADP. Face à un marché de l'emploi déprimé, les analystes attendent sans enthousiasme le rapport officiel sur l'emploi et le chômage à paraître vendredi.

Mais ce répit a été de courte durée. Deux autres indicateurs  sont en revanche allés dans le sens des craintes du marché. La hausse de l'activité dans les services a encore ralenti en juillet, et davantage que prévu, selon l'indice de l'association ISM, à 52,7%. Les commandes à l'industrie ont de leur côté reculé en juin, même si la baisse a été moins forte qu'attendu.

Du coup, les indices ont rapidement plongé… pour ensuite revirer de tendance. Une interview parue dans le " Wall Street Journal " en début de soirée a redonné de l'espoir aux investisseurs. D’anciens responsables de la Réserve fédérale américaine y préconisent que la Fed procède à un troisième programme de rachat de ses propres obligations afin de diminuer les taux à long terme et de réactiver la reprise.


Le marché s'est donc finalement hissé dans le vert, sans vraiment briller. Pour rappel, en une dizaine de jours, il avait chuté de près de 7%.


Le marché obligataire a de son côté profité de son statut de valeur refuge après l'accumulation de signes pessimistes pour l'économie américaine.
Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,599% contre 2,624% mardi soir, et celui du bon à 30 ans à 3,873% contre 3,919%, après avoir déjà bondi la veille.

Du côté des valeurs, le titre Mastercard s’est démarqué en prenant 13, 39% à 338,47 dollars.

Research in Motion a aussi pris du poil de la bête (+ 4,89% à 25,33 dollars) après qu’il eut annoncé vouloir lancer cinq nouveaux téléphones Blackberry.

Par contre, Time Warner a déçu. Ses résultats sont pourtant supérieurs aux attentes mais le léger relèvement de sa prévision annuelle n’a pas été jugé suffisant. Le titre a perdu 1,26% à 33,57 dollars.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés