Wall Street s'offre une pause à la faveur de Janet Yellen

©REUTERS

Après un début de semaine dominé par l’ombre du blocage budgétaire, les marchés se sont offert une pause mercredi, profitant des espoirs liés à la nomination, sans surprise, de Janet Yellen à la présidence de la FED.

Un changement à la tête du Trésor d’autant mieux accueilli que Janet Yellen est connue pour sa position historiquement en faveur de l’assouplissement monétaire. Petit coup de mou, toutefois, lors de la publication des minutes de la FED, qui ont indiqué qu’un consensus se dégageait plutôt en faveur de la fin rapide des mesures de soutien aux marchés.

Les valeurs industrielles ont capitalisé sur les résultats meilleurs que prévu du producteur d’aluminium Alcoa, qui a démarré la saison des résultats financiers. De quoi soutenir le Dow Jones, qui glane 0,18% à 14.082,98 points, tandis que l’indice S & P 500 clôture proche de l’équilibre à 1.656,41 points (+ 0,06%). L’indice des valeurs technologiques Nasdaq était par contre toujours plombé par une vague de prises de bénéfices initiée la veille et malgré d’excellents chiffres de la publicité en ligne. Il glisse de 0,46%, à 3.677,78 points. 

Wall Street avait achevé la séance dans le rouge mardi, refroidie par le refus persistant des élus à Washington de négocier un budget pour l'Etat américain: le Dow Jones avait lâché 1,07% à 14.776,53 points et le Nasdaq 2,00% à 3.694,83 points.

Pour stimuler la croissance, la Fed injecte actuellement chaque mois quelque 85 milliards de dollars dans les circuits financiers via l'acquisition de bons du Trésor et de titres immobiliers et les investisseurs espèrent que cette aide, dont ils ont largement profité depuis le début de l'année, va se prolonger.

Cette nouvelle permettait en tout cas de reléguer, au moins temporairement, au second plan les inquiétudes liées au blocage persistant dans les négociations budgétaires à Washington.

Plus d'une semaine après le début d'une paralysie partielle de l'Etat fédéral et à quelques jours d'un possible défaut des Etats-Unis, républicains et démocrates campent sur leurs positions.

Les premiers continuent à réclamer des concessions sur les dépenses de l'Etat avant de procéder à tout vote alors que les seconds exigent que le Congrès relève le plafond de la dette avant d'entamer toute discussion à ce sujet.

Le marché obligataire évoluait en légère baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans progressait à 2,638% contre 2,636% mardi soir, et celui à 30 ans à 3,714% contre 3,695% la veille.

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