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Wall Street s'offre une pause dans le rouge

Les Bourses américaines reculent après quatre semaines de gains. En cause? L’inquiétude suscitée par les difficultés budgétaires de certains pays de la zone euro. Les investisseurs ne se sont pas laissé séduire par la vague de fusions et acquisitions.

Le Dow Jones Industrial Average a abandonné 0,44 % à 10.812,04 points. Le Nasdaq à dominante technologique a perdu 0,48 % à 2.369,77 points. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a cédé 0,57 % à 1.142,16 points.


Le titre Wal-Mart (-1,11 % à 53,48 USD) va fait une offre informelle de plus de quatre milliards de dollars pour le rachat du grossiste sud-africain Massmart, troisième groupe coté de distribution en Afrique du Sud en termes de capitalisation boursière.
L’action Alberto Culver a bondi de 19,57 %, à 37,64 USD. Unilever a annoncé avoir signé un accord portant sur le rachat du groupe pour 3,7 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) en numéraire.
Dans le secteur aérien, la compagnie aérienne à bas prix Southwest Airlines (+8,71 % à 13,35 USD) va acquérir sa rivale AirTran pour 1,4 milliard de dollars en actions et en numéraire. L’offre valorise l’action AirTran à 7,69 dollars et représente une prime de 69 % par rapport au cours de clôture de vendredi. Le titre d’Air Tran a gagné 61,32 % à 7,34 dollars.
Le câblo-opérateur Comcast a pris 0,19 % à 25,90 USD. Son n°2 Stephen Burke va prendre la tête du groupe de médias NBC Universal, dont il est en train d’acheter une part majoritaire.

L'indice des 30 valeurs vedettes de Wall Street, qui avait fini vendredi au plus haut depuis mai, affiche une hausse de plus de 8% depuis le début du mois. S'il se maintient à ce niveau, il signera son meilleur mois de septembre depuis 1939. "Le marché a besoin d'une pause et de nouvelles fraîches pour continuer à avancer", a estimé Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors.
"Les investisseurs sont très inquiets que le marché soit monté trop haut", a-t-il expliqué. Ils sont aussi "de plus en plus inquiets de voir réapparaître les problèmes de dette publique en Europe, en particulier en Irlande".
En l'absence d'indicateur économique de premier plan aux Etats-Unis, la place new-yorkaise a été pénalisée par des spéculations dans les milieux financiers autour du coût que représentera pour l'Irlande, en difficultés budgétaires, le sauvetage de la banque Anglo Irish.
Elle a été animée en revanche par de multiples annonces de fusions-acquisitions impliquant des entreprises américaines, qui "montrent que les compagnies commencent à utiliser leurs liquidités pour croître, ce qui veut dire qu'elles croient à la croissance", a relevé Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.


Le marché obligataire est monté. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,517% contre 2,612% vendredi soir, et celui du bon à 30 ans à 3,699% contre 3,793%.

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