2018 démarre fort pour les Bourses

Le secteur des actions biotechs a capté l'intérêt des investisseurs à la Bourse de Bruxelles. ©BELGAIMAGE

Ce n’est pas le meilleur mois de janvier de ces 25 dernières années pour les Bourses. Mais leurs performances n’en demeurent toutefois pas moins imposantes.

90% des 95 principaux indices boursiers mondiaux répertoriés par Bloomberg ont terminé le premier mois de l’année sur un bilan positif. Dans l’ensemble, ceux des pays émergents squattent le haut du palmarès. On y trouve notamment les indices des Bourses de Hong Kong et de São Paulo du Brésil. Ils affichent des gains allant jusqu’à 12%.

À Wall Street, où une nouvelle série de records historiques a été établie, l’indice Dow Jones a gagné 6%, à 26.204 points. L’indice a culminé à 26.616,71 points vendredi dernier, avant d’avoir fait l’objet de dégagements bénéficiaires au début de cette semaine. Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis à l’automne 2016, seul le mois de mars 2017 a été négatif! Il s’agit en outre, toujours pour cet indice, du 4e meilleur mois de janvier de ces 25 dernières années.

Dénotant dans cet environnement de marchés haussiers, la Bourse de Londres a pour sa part fait marche arrière.
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Concernant les marchés européens, les bilans sont pour leur part moins emballants. Le Stoxx 600 a limité sa hausse à 1,61% à 395,46 points. Ceux enregistrés par la plupart des principaux indices nationaux sont toutefois supérieurs. À Milan par exemple, le FTSE-MIB 30 a bondi de 7,57% à 23.507,06 points. Excellente prestation aussi pour le CAC 40 de Paris qui s’est adjugé 3,19% à 5.481,93 points ou encore du Bel 20 de la Bourse de Bruxelles. Celui-ci est monté de 3,36% à 4.111,65 points.

Dénotant dans cet environnement de marchés haussiers, la Bourse de Londres a pour sa part fait marche arrière. Son indice FTSE 100 a achevé le mois de janvier en baisse de 2,01% à 7.533,55 points. En cause: la hausse de la livre sterling contre l’euro à 1,137. La maigre performance des actions britanniques est ce qui explique pour une bonne part les gains limités du Stoxx 600.

Quand la Chine va…

©Mediafin

Il y a 2 ans, la Chine avait été à l’origine du plongeon des marchés. Ceux-ci avaient craint de mauvaises nouvelles économiques. Cette année cette fois, c’est l’inverse. Les bonnes nouvelles qui nous sont parvenues sur ce plan (+6,9% du PIB en 2017) contribuent à l’enthousiasme des investisseurs sur les marchés. Émergents surtout. Mais aussi ailleurs dans le monde.

Au point que l’on serait tenté d’écrire: "Quand la Chine va, tout va". Et ce ne sont pas les annonces faites hier par Volvo Trucks qui contrediront ce sentiment. Ce constructeur de véhicules de chantiers a dit avoir relevé ses objectifs de ventes cette année aux Etats-Unis, en Chine et en Europe.

Malgré cela, les Bourses de ce côté-ci de l’Atlantique restent à la traîne. La santé des économies de la zone euro aujourd’hui n’a plus été aussi vigoureuse depuis 2007. Le retard accumulé par les places en Europe n’est en réalité pas un phénomène bien neuf.

On l’avait déjà observé fin de l’année 2017, lorsque la hausse de l’euro s’est accélérée contre le dollar. La confirmation de ce mouvement (+3,7% en janvier à 1,2447 dollar) a ravivé les craintes d’une "guerre des monnaies", qui favoriserait le dollar et les exportations américaines.

Les analystes de Bank of America estiment "très vraisemblable une correction d’environ 5%" par rapport aux niveaux de vendredi passé.
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La Bourse de New York a bénéficié de cette perspective. Son ascension a aussi été alimentée par l’adoption, en décembre aux Etats-Unis de la loi sur la réforme fiscale. Et par les résultats des entreprises qui croissent davantage que ce que les analystes avaient pensé.

Au cours des 3 prochains trimestres, ils tablent encore sur des croissances à deux chiffres. La voie pour une poursuite de la hausse des Bourses est-elle assurée? Les analystes de Bank of America, qui se basent sur leur indicateur pour évaluer le sentiment du marché, estiment "très vraisemblable une correction d’environ 5%" par rapport aux niveaux de vendredi passé.

Les biotechs belges convoitées

Grosse effervescence dans le segment des sociétés biotechs. C’est le fait saillant à la Bourse de Bruxelles durant le mois de janvier. Leurs actions ont quasi toutes engrangé des performances astronomiques, alors que l’une ou l’autre d’entre elles fait l’objet d’une offre de rachat, à l’instar d’Ablynx (+111,5%) et de TiGenix (+21,3%), ou d’une augmentation de capital comme ThromboGenics (+24,7%). La course aux actions biotechs a ainsi permis aux indices Bel Mid et Bel Small d’atteindre de nouveaux sommets historiques.

Elle a aussi profité à Galapagos (+21,8%) qui a signé la meilleure performance dans l’indice Bel 20.

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