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80% des investisseurs ne sont pas prêts à profiter de la correction

©AFP

Legg Mason vient de publier son étude annuelle examinant les comportements de 16.000 investisseurs qui se disent prêts à investir 10.000 euros durant les 12 prochains mois, dont un échantillon belge de 810 personnes. Seulement 23% des sondés sont prêts à profiter d'une correction dee 20% pour investir davantage.

Dans le Global Investment Survey 2018, le gestionnaire souligne que les investisseurs belges restent fortement positionnés sur les placements liquides qui représentent 31% de leurs actifs, contre 22% pour les actions et 21% pour l’immobilier. La part des placements obligataires est en recul au profit des placements alternatifs. Pour 2019, les investisseurs belges soulignent rester majoritairement optimistes (7% très optimistes, 45% assez optimistes), les principaux facteurs de risque étant sans surprise les facteurs géopolitiques, la guerre commerciale et la faiblesse des taux.

Prudence

Eric Simonnet, Business development director – Benelux chez Legg Mason, souligne que le comportement de l’investisseur belge reste paradoxal. " Il semble courir après les marchés. Les sondés ne sont que 23% à déclarer être prêts à profiter d’une correction de 20% pour investir davantage, ce qui est faible par rapport à l’ensemble des autres pays. Et ils sont paradoxalement 32% à se dire prêts à investir davantage si leur portefeuille s’apprécie de 20%. Dans ce domaine, ceux qui se font assister par un conseiller professionnel semblent adopter des comportements plus rationnels ". 

L’étude de Legg Mason met également en évidence un fait qui a déjà été constaté dans plusieurs autres études publiées depuis la rentrée : les investisseurs belges avouent manquer de connaissance dans les investissements durables (43%) , et ils se limitent en grande partie aux thématiques environnementales (44%). Ils estiment également qu’investir durablement aura un impact négatif sur la performance de leur épargne (76%). " De nombreuses études ont prouvé que la performance des fonds durables sur l’ensemble du cycle est souvent meilleure que les fonds généralistes ", tempère toutefois Eric Simonnet.

Valorisation du conseil

Enfin, Eric Simonnet souligne également que les investisseurs belges ne semblent pas prêts à se passer des services de leurs conseillers financiers. " Une proportion nettement plus importante que la moyenne globale utilisent un conseiller pour les guider dans leurs investissements, que ce soit un agent bancaire ou un courtier. Et une majorité se repose sur ces conseillers pour leur éducation financière, et ils sont même 69% à estimer qu’il ne sont pas prêts à se passer d’une relation humaine ".

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