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analyse

AB InBev parée pour retrouver son statut de valeur "défensive"

©Photo News

Nouvel accès de fièvre donc sur l’ensemble des marchés boursiers.

Une fois encore, ce sont les actions cycliques qui ont le plus trinqué. Celles des sociétés dont les résultats sont mis sous pression lorsque la croissance des économies subit un ralentissement. Parmi les 19 sous-groupes sectoriels de l’indice Stoxx 600, celui des entreprises technologiques (-5,9% sur la semaine) a subi les plus grosses pertes. Il est suivi de ceux des compagnies pétrolières (-5,3%) et des matières premières (-4,95%).

À l’inverse, ceux des biens personnels et ménagers (+0,35%), de la distribution (-0,67%) et de l’agroalimentaire (-1,68%) ont plutôt résisté.

• Un temps parmi les 10 plus grosses sociétés au monde en termes de capitalisation boursière – c’était à l’automne 2016 – AB InBev a depuis rétrogradé à la 51e place dans le classement mondial. Le brasseur a ramené sa valeur en Bourse à 132,6 milliards d’euros.

Après avoir chuté de 10,3% jeudi, l’action AB InBev a réussi à faire face à la nouvelle chute des Bourses à la veille de ce week-end.

Cette descente aux enfers d’AB InBev est-elle appelée à durer? Plusieurs raisons permettent de penser le contraire. Parmi elles, la décision du groupe de réduire de 50% le montant brut de son dividende annuel. Elle lui permettra de s’atteler de manière plus dynamique à la réduction du niveau de son endettement (95 milliards d’euros), et pourrait en conséquence redonner du tonus au cours de son action à terme. Une entreprise qui réduit le montant de sa dette voit en général le cours de son action reprendre de la hauteur sur les Bourses.

Pour d’autres raisons encore, on peut penser que le bout du tunnel n’est plus très éloigné pour AB InBev en Bourse. Le groupe, qui se traite à 17 fois les bénéfices attendus pour l’ensemble de l’exercice 2018, affiche désormais la valorisation la plus attractive dans son secteur en Europe. Ce ratio est de 19,4 pour Heineken à Amsterdam et de 21 pour Carlsberg à Stockholm, selon des données fournies par Bloomberg. Pour ces motifs notamment, l’action AB InBev pourrait bien recouvrer son statut de valeur "défensive" qui lui a fait défaut ces derniers mois. Il est à noter qu’après avoir chuté de 10,38% jeudi, elle a réussi à faire face à la nouvelle chute des cours des actions à Bruxelles le lendemain. Elle a fini la séance de vendredi en hausse de 1,68%.

Sur l’ensemble de la semaine, AB InBev enregistre un bilan négatif de 9,89% pour tomber à 65,90 euros. Soit son plus bas niveau depuis la mi-juin 2013.

À Amsterdam, Heineken qui a indiqué maintenir ses objectifs annuels, a néanmoins cédé 2,58% à 77,74 euros. À Stockholm, Carlsberg a perdu 4,57% à 714 SEK. Ce brasseur a relevé de son côté son estimation de résultat pour son exercice 2018.

• L’annonce de l’entrée du canadien Evertz dans le capital d’EVS à hauteur de 3,12% et celle d’une accélération du programme de rachat d’actions propres par le groupe liégeois ont fait flamber l’action EVS à Bruxelles. Elle a bondi de 15,53% sur la semaine à 19,04 euros.

• Après avoir repris de la hauteur au cours des deux précédentes semaines (près de 8,5%), Nyrstar a rechuté. Le titre a plongé de 20,1%, flirtant à nouveau avec le statut de penny stock, à 1,63 euro. Ce n’est pas la première fois que Nyrstar risque de gagner ce statut.

Avant son "reverse split" (10 anciennes actions pour 1 nouvelle) de la mi-2016, l’action avait déjà coté sous 1 euro.

• Dans la foulée de la chute de 7% en moyenne des valeurs biotechs sur le Nasdaq, celles cotées à Bruxelles ont été malmenées. Argenx par exemple a plongé de 12,41% à 64,2 euros et Galapagos de 8,37% à 85,6 euros.

• Parmi les actions de sociétés qui ont émis des réserves sur l’évolution de leurs affaires dans les mois à venir, Caterpillar a abandonné 14,1% à 112,8 USD (cours de vendredi à 19h), 3M 8,4% à 182,88 USD, Valeo 20,4% à 23,59 euros et Atos 23,09% 71,20 euros.

• L’annonce d’un recul de 65% des résultats de la banque au troisième trimestre a conduit l’action de la Deutsche Bank à un nouveau plancher historique mercredi. Elle a accumulé une perte hebdo de 10,29% à8,52 euros.

• Randstad a gagné 0,68% à 43,13 euros à Amsterdam. Le deuxième plus grand groupe dans le secteur du travail intérimaire au monde a vu ses résultats impactés par la baisse de son activité "intérim" au troisième trimestre. Et n’espère pas beaucoup d’amélioration au cours du quatrième trimestre.

©Mediafin

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