Afer Europe+ cherche toujours du rendement et un partenaire

Marc Vrijman, président D'Afer-Europe. ©Thierry du Bois

L’association qui a bâti son succès autour de son contrat à taux garanti propose aussi désormais un produit de branche 23 basé sur une sélection de Test-Achats.

Afer Europe+ soigne ses adhérents. Cette association qui a attiré plus de 27.000 épargnants en Belgique se démène actuellement pour retrouver une manière d’accroître le nombre de ses membres et pour leur offrir des placements assortis de rendements attrayants, a-t-on appris ce mardi, en marge des préparatifs de l’assemblée générale des adhérents de l’association, qui se tiendra ce jeudi à Bozar à Bruxelles.

On se souviendra qu’à la fin de l’année 2015, le partenaire historique d’Afer Europe, l’assureur Aviva, avait décidé unilatéralement de mettre un terme aux nouvelles souscriptions dans le contrat d’assurance-vie de la branche 21 (à taux garanti), réputé pour son rendement attrayant et ses frais réduits. Ce placement d’origine française a fait le succès de l’association Afer Europe+ depuis 1989, année de son arrivée en Belgique. Aujourd’hui, seuls ceux qui ont souscrit cette assurance-vie jusqu’en 2015 peuvent encore y verser de l’argent.

1,33 milliard €
Les contrats des 27.130 adhérents actifs d’Afer Europe+en Belgique représentent 1,33 milliard d’euros sous gestion.

Et c’est ce que bon nombre des adhérents d’Afer Europe+ ont fait ces derniers mois. En 2017, les encaissements ont atteint 60 millions d’euros, contre 40 millions décaissés. Et depuis le début de cette année, 40 millions d’euros ont alimenté le contrat à taux garanti d’Afer Europe+, qui a rapporté un taux d’intérêt net de 2,40% l’an dernier. Pas mal pour un produit à capital garanti, dans le contexte actuel de taux d’intérêt toujours bas, malgré le récent embryon de remontée des rendements obligataires.

Face à ce contexte compliqué pour les épargnants, Afer Europe+ s’est employée à proposer d’autres pistes d’investissement à ses membres. La première, lancée l’an dernier, est une assurance-vie de la branche 23 – donc sans garantie du capital ni du rendement – tournée vers l’immobilier, développée en partenariat avec l’assureur Integrale. Dans les actifs sous-jacents, on trouve quatre immeubles dont Integrale est propriétaire, et des actions de trois sociétés immobilières réglementées (Befimmo, Ascencio et Montea), ces dernières devant assurer une liquidité minimale du fonds.

L’autre opportunité d’investissement proposée par Afer Europe+ a été lancée le 15 septembre. C’est également un produit de la branche 23, mais qui permet d’investir dans les fonds, trackers et autres placements repris par Test-Achats dans son portefeuille vedette. L’organisation de défense des consommateurs cherchait une manière de faciliter la vie à ses membres désireux de suivre ses recommandations d’investissement mais confrontés à des contraintes problématiques, comme l’indisponibilité de certains actifs chez leur banquier habituel.

Frais de gestion réduits

Les adhérents d’Afer Europe+ peuvent souscrire à ces deux placements chez Integrale, avec une réduction des frais de gestion à la clé, à savoir 0,5% au lieu de 1,5%. On voit là la force de frappe d’une association forte de 27.130 membres. "C’est notre force, confirme Marc Vrijman, son président. Cela nous permet non seulement de négocier des frais réduits mais aussi d’avoir un droit de regard sur la gestion et des exigences en matière de transparence et d’information." Des exigences qui ne sont pas toujours bien accueillies par les assureurs quand Afer Europe+ entame des négociations avec certains d’entre eux en vue d’une future collaboration. Ces dernières années, l’association a exploré plusieurs pistes pour créer un partenariat équivalent à celui qu’elle avait avec Aviva auparavant. Des tractations sont toujours en cours avec l’assureur mutualiste français Apicil.

Car Afer Europe+ souhaiterait pouvoir accueillir de nouveaux adhérents à l’avenir. Ce qui compliquerait les choses lors de ses assemblées générales, puisque certains membres pourraient voter sur les décisions concernant les anciens contrats et d’autres ne pourraient se prononcer que sur les nouveaux. Mais ce n’est pas de nature à décourager Marc Vrijman, toujours aussi désireux d’attaquer le marché de l’épargne en Belgique.

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