Apple au firmament à Wall Street

©REUTERS

Les Bourses avaient bien presté au cours du mois de juillet. Presque tout naturellement, elles ont subi des prises de bénéfice ces derniers jours. Reléguant au second plan le statu quo adopté mercredi par la Fed sur le plan de sa politique des taux d’intérêt, le regain de tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine a nourri ces dégagements.

L’indice Dow Jones  de la Bourse de New York a achevé la semaine sur un repli de 0,2% à 25.399 points (à vendredi 19h.). En Europe, le Stoxx 600 s’est replié de 0,74% à 389,16 points. Repli aussi pour le Bel 20  à Bruxelles. De 1,31% à 3.874,11 points.

Mille milliards de dollars!

Clairement, les résultats de sociétés dont une flopée a encore fait l’objet d’une communication des deux côtés de l’Atlantique n’ont pas suffi pour renverser la vapeur sur les Bourses. Pas davantage d’ailleurs que le franchissement de la barre des 1.000 milliards de dollars par la valeur d’Apple  sur la Bourse du Nasdaq dès jeudi.

Certes, le passage de ce cap constitue bien une prouesse. C’est en effet la première fois qu’un groupe américain réussit cet exercice. Mais il y a aussi lieu de relativiser quelque peu, dans la mesure où le chinois PetroChina  avait déjà accompli cette performance lors de son IPO en 2007. Si Apple affiche actuellement la plus grosse capitalisation boursière au monde, c’est parce qu’il est, avec le cigarettier BAT, le groupe qui réalise le plus de bénéfices (48,4 milliards de dollars). Il est loin par contre d’être celui qui réalise le plus important chiffre d’affaires. Ses ventes ne représentent pas même la moitié de celles accumulées par Walmart  , le premier distributeur coté au monde (500 milliards de dollars). Avec un montant de 229 milliards de dollars, Apple arrive sur ce plan à la 10e place du top mondial.

IBM déjà avant Apple

Enfin, fait remarquer Bank of America-Merrill Lynch, d’autres sociétés, bien avant Apple, étaient parvenues à se mettre en évidence à New York, pour avoir, elles aussi, été les premières à franchir des caps symboliques. Parmi ces champions, il y a IBM  qui a été la première à gravir celui des 100 milliards de dollars en 1987 (quelques mois avant le terrible krach du 19 octobre). Mais aussi US Steel   en 1901, quand la valeur de ce groupe sidérurgique avait atteint le milliard de dollars.

À côté des 1.000 milliards d’Apple, les valeurs d’IBM et d’US Steel apparaissent dérisoires. Mais à ces temps-là, l’"argent" rongé au fil des ans par l’inflation, avait plus de valeur qu’aujourd’hui.

Aujourd’hui, IBM affiche une capitalisation de 131,6 milliards de dollars et US Steel de 5,7 milliards.

©Mediafin

Nyrstar rebondit

Nyrstar entrevoit un meilleur second semestre. ©rv

Pour revenir à nos marchés boursiers, en particulier en Europe, le bilan est donc légèrement négatif. Il reste que d’importantes variations de cours ont été relevées. À la hausse, Leonardo (ex-Finmeccanica) a signé la meilleure performance (+ 13,8% à 10,48 euros) dans le Stoxx 600, après avoir publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Le groupe coté à Milan a de plus relevé sa guidance pour l’ensemble de l’exercice 2018.

Autre belle performance, Telenet   a gagné 12,24% à 44,74 euros à Bruxelles à l’annonce de la distribution d’un dividende d’un montant brut proche de 5,2 euros le 1er octobre. Toujours sur la place bruxelloise, Nyrstar , qui ne fait plus partie de la composition du Stoxx 600, a rebondi de 9,28% à 4,948 euros. Le spécialiste dans la transformation du zinc entrevoit une meilleure seconde partie d’exercice. Excellente tenue encore d’Air France  (+ 12,5% à 8,39 euros) et de Rolls-Royce Holdings   (+ 10% à 10,94 GBP).

À la baisse, Altice Europe  qui a vu ses marges bénéficiaires se contracter, a plongé de 17,76% à 2,367 euros. Iliad   (Free) a abandonné 11,4% à 130,05 euros. Une information rapportée jeudi par l’agence de presse financière Bloomberg fait état de défections sans précédent de clients "mobiles" chez Free au profit d’Orange au 2e trimestre. Confronté à un important mouvement de grève, Ryanair   rétrograde de 9,85% à 13 euros. Selon des données concoctées par Bank of America-Merrill Lynch, les sociétés européennes qui ont fait des annonces décevantes ont vu leurs actions sous-performer de 1,9% dans les 5 jours qui ont suivi. Celles qui ont battu le consensus ont surperformé de 3,5%.

Moindre intérêt pour l’or

Sur les autres marchés, la monnaie chinoise (yuan) poursuit inlassablement son mouvement baissier. Face à l’euro (-4,9% à 0,12622), mais aussi et surtout au dollar (-6,2% à 0,14644). Et cela sans pour autant profiter à la Bourse de Shenzhen (-7,1% lors de la semaine écoulée). Des indicateurs économiques chinois peu enthousiasmants justifient en partie cette pauvre performance. Mais avant tout les tensions persistantes au niveau du commerce de la Chine avec les Etats-Unis.

Face au billet vert, l’euro  a cédé 0,5% à 1,1601.

L'or continue à perdre de son attrait. ©BLOOMBERG NEWS

La vigueur du dollar pèse sur les cours de l’once d’or  . Pour la 4e semaine de suite, il cède du terrain. Il a perdu 0,45% à 1.128 USD. Selon le Conseil mondial de l’or (WGC), la demande mondiale pour le métal jaune a enregistré une baisse de 6% au 1er semestre, principalement en raison du fort repli des achats des fonds indiciels cotés. Cette demande s’est établie à 1.959,9 tonnes, contre 3.086,5 tonnes sur les 6 premiers mois de 2017, précise le WGC dans son dernier rapport.

Côté pétrole, le prix du baril de Brent   est reparti à la baisse. Il est revenu à 72,73 dollars à Londres. Soit un repli de 2% d’un vendredi à l’autre.

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