Après le pétrole, la Norvège bannit le charbon de ses investissements

Le fonds norvégien détenait 0,6% de RWE, qui gère cette mine en Allemagne. Le fonds avait aussi des parts dans Glencore (1,2%), Anglo American (2,4%) et 0,5% de Vale (0,5%). ©EPA

Les (dés)investissements du fonds norvégien – qui détient environ 1,5% de la capitalisation boursière mondiale – sont très suivis par les investisseurs.

La liste noire du plus grand fonds souverain au monde s'allonge. La Banque de Norvège – qui contrôle ce fonds avec plus de 1.000 milliards de dollars d'actifs sous gestion – a annoncé ce mercredi qu'il n'investit plus dans 12 nouvelles sociétés pour des raisons éthiques.

12
sociétés bannies
Le fonds norvégien a vendu la totalité de ses parts dans Glencore, Anglo American, RWE, AGL Energy, Sasol, Canadian Natural Resources, Cenovus Energy, Suncor Energy, Imperial Oil, Vale, ElSewedy Electric et Eletrobras.

Sont notamment concernés des géants miniers comme le groupe suisse Glencore  et le britannique Anglo American  , mais aussi les producteurs d'électricité allemand RWE  , australien AGL Energy et sud-africain Sasol. Leur point commun? Leurs activités dans le charbon. Pour cette même raison, la Banque de Norvège va analyser le business de BHP Group, Vistra Energy, Enel et Uniper.

Rappelons que depuis 2017, la Norvège a durci les critères d'investissement de son fonds souverain pour s'éloigner progressivement des énergies fossiles. En octobre 2019, elle l'a ainsi autorisé à se désinvestir dans des dizaines de compagnies pétrolières.

Défense de l'environnement

On apprend dans un autre communiqué que le fonds norvégien a également banni ce mercredi Canadian Natural ResourcesCenovus EnergySuncor Energy et d'Imperial Oil à cause de leurs "émissions inacceptables de gaz à effet de serre".

Sont aussi exclues les sociétés Vale et ElSewedy Electric, accusées de "dégâts graves sur l'environnement", ainsi que l'électricien brésilien Eletrobras qui aurait violé des droits humains lors du développement de la centrale électrique Belo Monte.

Les groupes Aecom et Texwinca Holdings ont par contre quitté la liste noire et peuvent à nouveau faire l'objet d'investissement.

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