BCE: les 5 choses à retenir

La Banque centrale européen a maintenu ses taux directeurs inchangés, sans surprise. Toutefois, l'institution va "réexaminer le degré d'assouplissement de sa politique monétaire" lors de sa réunion de décembre. En d'autres termes, le BCE pourrait annoncer un prolongement de son QE. RDV en décembre.
  • Les 5 points à retenir de la réunion de la BCE

    1. Inflation "très faible à court terme"

    La Banque centrale européenne s'est montrée prudente quant à l'évolution des prix pour les prochains mois. L'inflation en zone euro "va rester très faible à court terme", a prévenu son président Mario Draghi.

    "Depuis notre dernière réunion, les anticipations d'inflation à court terme ont reculé mais les anticipations à plus long et moyen termes ont augmenté, après un certain recul à la suite de notre dernière réunion, et sont presque inchangées depuis lors".
    Mario Draghi
    président de la BCE


     

    2. Des risques à la baisse

    A plus long terme, il y a également "des risques qui pourraient encore ralentir l'accélération graduelle du taux d'inflation vers un niveau proche de 2%", visé par la BCE. M. Draghi a notamment mentionné une possible nouvelle dégradation des prix du pétrole et l'appréciation de l'euro face au dollar parmi ces risques.

    "Les risques sur les perspectives de croissance de la zone euro demeurent orientés à la baisse, reflétant en particulier les incertitudes accrues concernant les développements dans les économies émergentes, qui peuvent potentiellement peser encore sur la croissance mondiale et la demande étrangère pour les exportations de la zone euro."
    Mario Draghi
    président de la BCE


     

    3. Nouvelles mesures annoncées en décembre?

    Pour stimuler la croissance, la Banque centrale européenne s'est dite prête à agir de nouveau. Pour l'instant, la BCE soutient l'économie de la zone euro avec des taux d'intérêts très bas, des prêts aux banques et un vaste programme d'achats de dettes publiques et privées, au rythme de 60 milliards d'euros par mois jusqu'à au moins septembre 2016.

    "Dans ce contexte, le degré d'accommodation de la politique monétaire devra être ré-examiné lors de notre réunion de politique monétaire de décembre"
    Mario Draghi
    président de la BCE


    Mario Draghi a répété que le conseil des gouverneurs était "prêt à agir", et qu'il était, non pas dans un mode "attendre de voir" ("wait and see"), selon l'expression utilisée par beaucoup de commentateurs pour décrire son attitude, mais en plein travail d'examen de la situation ("work and assess"). 

    Le grand argentier de la zone euro en a aussi appelé directement aux gouvernements des pays de la zone euro pour favoriser la reprise, soulignant que "la politique monétaire ne doit pas la seule solution possible".

    "Les politiques budgétaires doivent soutenir la reprise économique tout en respectant les règles budgétaires de l'UE".
    Mario Draghi
    président de la BCE


     

    4. Ouvert à l'utilisation de "tous les instruments"

    S'il devait passer à la vitesse supérieure dans son soutien aux prix et à l'économie, le conseil est ouvert à l'utilisation de "tous les instruments de politique monétaire". Cela inclut également une potentielle nouvelle baisse de taux. 

    Une "nouvelle baisse du taux de dépôt marginal a été discutée" par le conseil.
    Mario Draghi
    président de la BCE

     

    5. Les marchés spéculent sur un prolongement du QE

    Les marchés financiers s'attendent maintenant à ce que la BCE amplifie ou prolonge ses achats d'actifs sur les marchés afin de favoriser la remontée de l'inflation et la reprise économique. Ce scénario, conforté par les propos de Mario Draghi lors de sa conférence de presse à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs, a fait reculer la monnaie unique  à un plus bas de trois semaines.

    Parallèlement, le rendement des obligations allemandes à 10 ans, référence pour la zone euro, a cédé cinq points de base à 0,53%.

    Du côté des actions, les indices européens ont en revanche bondi de plus de 1-2% : le Bel 20 , le CAC 40 , l'Eurostoxx 50   sont tous les trois dans le vert.

    ©REUTERS


  • Certains "faucons" voulaient déjà agir aujourd'hui

    *DRAGHI SAYS SOME MEMBERS HINTED THEY WANTED MORE STIMULUS TODAY— Stavros Kallinos (@StKallinos) October 22, 2015

  • La BCE étudiera en décembre un soutien accru à l'économie

    La Banque centrale européenne (BCE) a laissé les modalités de son programme de rachat d'actifs inchangées tout en indiquant qu'elle les réexaminerait lors de sa réunion du mois de décembre.

    "Les programmes de rachat d'actifs se déroulent normalement et continuent à avoir un impact favorable".
    Mario Draghi
    président de la BCE

    Pour mémoire, la BCE achète depuis mars pour 60 milliards d'euros d'actifs sur les marchés, principalement des obligations d'Etat, et ce programme est censé rester en vigueur jusqu'en septembre 2016 au moins. Toutefois, l'institution va "réexaminer sa politique monétaire" lors de sa réunion de décembre.

    Ouvert à l'utilisation de "tous les instruments" 

    Mario Draghi a précisé que le Conseil des gouverneurs avait débattu jeudi de la possibilié d'une baisse du taux de facilité de dépôt, l'un des principaux taux d'intérêt de la BCE. Il laisse ainsi la porte ouverte à l'utilisation non exclusive d'un instrument financier en particulier.

    Une "nouvelle baisse du taux de dépôt marginal a été discutée" par le conseil.
    Mario Draghi
    président de la BCE

    M. Draghi a répété que le conseil des gouverneurs était "prêt à agir", et qu'il était, non pas dans un mode "attendre de voir" ("wait and see"), selon l'expression utilisée par beaucoup de commentateurs pour décrire son attitude, mais en plein travail d'examen de la situation ("work and assess"). 

    Il a également expliqué que la baisse des cours des matières premières et les inquiétudes cconcernant les marchés émergents maintenaient des pressions à la baisse sur l'inflation, et que celle-ci devrait rester très faible à court terme avant de commencer à remonter début 2016.

     

    "Les risques sur les perspectives de croissance de la zone euro demeurent orientés à la baisse, reflétant en particulier les incertitudes accrues concernant les développements dans les économies émergentes, qui peuvent potentiellement peser encore sur la croissance mondiale et la demande étrangère pour les exportations de la zone euro."
    Mario Draghi
    président de la BCE

     

  • L'euro proche d'un plus bas sur trois ans

    BREAKING: Euro drops sharply to near 3-year low following Draghi comments at ECB news conference. pic.twitter.com/llgloWKz0j— CNBC Now (@CNBCnow) October 22, 2015

  • Trouver l'équilibre en faible inflation et inflation trop forte

    Draghi: Fighting low inflation does not mean we want high inflation— ECB (@ecb) 22 Octobre 2015

  • Les marchés accélèrenet leurs gains: +1,6% à Francfort et Paris. Merci Mario!

  • Si les conditions s'empirent, le QE devra être ajusté

    ECB’s Draghi: If Conditions Worsen, QE Program Will Have To Be Adjusted -Whole MonPol Stance Must Be Adjusted If Conditions Worsen— Live Squawk (@livesquawk) October 22, 2015

  • La BCE a discuté d'une baisse du taux de dépôt

    DRAGHI: DEPOSIT RATE CUT WAS DISCUSSED— zerohedge (@zerohedge) October 22, 2015

  • Les Bourses réagissent positivement

    L'euro et les rendements obligataires européens reculent  après l'annonce par Mario Draghi, le président de Banque centrale européenne, d'un réexamen le mois prochain de la politique d'assouplissement quantitatif de l'institution. Les marchés financiers s'attendent à ce que la BCE amplifie ou prolonge ses achats d'actifs sur les marchés afin de favoriser la remontée de l'inflation et la reprise économique.

    Ce scénario, conforté par les propos de Mario Draghi lors de sa conférence de presse à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs, faisait reculer la monnaie unique  , tombée à 1,1221 dollar, un plus bas de trois semaines, contre 1,1320 environ quelques minutes avant. Parallèlement, le rendement des obligations allemandes à 10 ans, référence pour la zone euro, cédait cinq points de base à 0,53%.

     

  • Voici le texte de l'allocution de Mario Draghi

    Introductory statement Mario Draghi to the press conference https://t.co/7jP2S4F9C5— ECB (@ecb) October 22, 2015

  • L'euro baisse alors que Draghi signale que le QE pourrait être étendu

    Breaking: Euro slides sharply as ECB's Draghi signals QE could be extended https://t.co/VvrXAUwxhm— fastFT (@fastFT) October 22, 2015

  • Le QE continuera jusqu'à ce que l'inflation donne des signes de reprise

    DRAGHI: LE QE EST CONÇU POUR CONTINUER JUSQU'EN SEPTEMBRE 2016 OU AU-DELÀ SI NÉCESSAIRE.

    DRAGHI-LE QE CONTINUERA JUSQU'À CE QUE LA BCE CONSTATE UN  AJUSTEMENT SOUTENU DE L'INFLATION EN LIGNE AVEC SON OBJECTIF

  • L'euro chute pendant la conférence de Draghi

    The euro falls against the dollar sharply after ECB says it will re-examine QE in December. https://t.co/g2oNXP5Y0c pic.twitter.com/ARzqAcdBWX— CNBC World (@CNBCWorld) October 22, 2015

  • Le pétrole pour aider l'inflation?

    ECB’s Draghi: Sees Annual HICP Rising At Turn Of Year, Turn Up 2016-17 -Assumes ‘Somewhat Higher’ Oil Prices In Future Years— Live Squawk (@livesquawk) October 22, 2015

  • La BCE examinera sa politique d'assouplissement en décembre

    La Banque centrale européenne (BCE) va "réexaminer" sa politique monétaire lors de sa prochaine réunion du conseil des gouverneurs, prévue en décembre, a annoncé son président Mario Draghi.

    "Le degré d'assouplissement de la politique monétaire devra être réexaminé lors de notre réunion de décembre".
    Mario Draghi
    président de la BCE

    Pour mémoire, la BCE soutient l'économie de la zone euro avec des taux d'intérêts très bas, des prêts aux banques et un vaste programme d'achats de dettes publiques et privées, au rythme de 60 milliards d'euros par mois jusqu'à au moins septembre 2016.

     

  • Des risques pèsent sur la croissance de l'inflation

    L'inflation en zone euro "va rester très faible à court terme", a prévenu le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, alors les prix ont baissé sur un mois en septembre dans le bloc monétaire.

    A plus long terme, il y a également "des risques qui pourraient encore ralentir l'accélération graduelle du taux d'inflation vers un niveau proche de 2%", visé par la BCE. M. Draghi a notamment mentionné une possible nouvelle dégradation des prix du pétrole et l'appréciation de l'euro face au dollar parmi ces risques.

     

  • Draghi dope les marchés, coup de mou de l'euro

    Les marchés européens repartent à la hausse, en réaction aux déclarations de Mario Draghi. Les gains tournent autour de 0,6%.

    Le président de la BCE indique que le programme d'assouplissement monétaire sera réexaminé en décembre. Le QE sera maintenu jusqu'au moment où laBCE constatera une amélioration soutenue et continue de l'inflation, proche de son objectif.

    La BCE est disposée à recourir à tous les intstruments nécessaires pour y arriver.

    L'euro augmente légèrement ses pertes, passant brièvement sous 1,13 dollar.

  • Reprise de l'inflation en 2016 et 2017, estime Draghi. Restera très basse d'ici là.

  • Draghi: Risks to the growth outlook remain on downside, reflecting in particular heightened uncertainties from emerging market economies— ECB (@ecb) 22 Octobre 2015

  • Toujours des risques à la baisse sur la croissance

    ECB’s Draghi: Sees Downside Risks To Growth, Inflation Outlook -Can Adjust QE Size, Composition, Duration— Live Squawk (@livesquawk) October 22, 2015

  • Toujours des risques sur l'inflation

     

    #BCE #Draghi : les risques persistent à la baisse sur la croissance et les perspectives d'inflation— Alexandre Baradez (@ABaradez) October 22, 2015

  • Taux inchangés

    Sans surprise, la Banque Centrale Européenne (BCE) a maintenu inchangé son taux directeur à 0,05%. La BCE, qui tenait sa réunion de politique de politique monétaire sur l'île de Malte cette fois-ci, n'a pas modifié non plus son taux de prêt marginal, abaissé à 0,3% au même moment, ni son taux de dépôt, porté en territoire négatif en juin 2014 et qui stationne désormais à -0,2%.

    Les analystes n'attendaient dans l'ensemble guère de mouvement sur ce terrain, même si des spéculations ont resurgi tout récemment concernant un possible nouvel abaissement de ces taux.

    "Le président de la BCE Mario Draghi avait clairement affirmé en septembre 2014 que le plancher de ces taux avait été atteint et que de nouveaux ajustements techniques n'étaient plus possibles. Si nous prenons M. Draghi au mot, les attentes d'un nouvel abaissement de taux n'ont pas grand sens", soulignaient dans une note les analystes de la banque ING.

    Tous les regards étaient désormais tournés vers la conférence de presse de M. Draghi à partir de 12H30 GMT, organisée dans un luxueux hôtel en bord de mer de l'agglomération de La Valette, la capitale maltaise.

    M. Draghi devrait "livrer un message rassurant, indiquant que la BCE est extrêmement attentive à l'augmentation des risques sur l'inflation en zone euro et qu'elle est prête" à agir encore davantage en faveur de l'économie européenne, anticipe Howard Archer, chef économiste chez IHS Global Insight. Cette action, qui prendrait vraisemblablement la forme d'un prolongement ou gonflement des achats de dette massifs auquel se livre la BCE depuis mars dernier, pourrait être annoncée en décembre.

     

  • Les marchés dans l'attente

    Les marchés sont stables ce jeudi, les investisseurs évitent de prendre des risques avant l'issue de la réunion de la BCE dans l'après-midi et au milieu de nombreuses publications d'entreprises.

    ©Bloomberg

  • Les 5 points d'attention de la BCE

    1. Inflation négative en septembre

    Eurostat a indiqué qu’en septembre, les prix à la consommation dans la zone euro ont reculé de 0,1%. L’inflation de la région persiste autour de zéro pour-cent, malgré le programme de rachats d’actifs lancé en mars par la BCE. Rappelons que l’objectif de l’institution est de 2% pour l’inflation dans la région.

    Pour beaucoup de participants de marché, la situation économique actuelle de la zone euro ressemble beaucoup à celle de la fin 2014, date à laquelle la banque centrale s’était décidée à intervenir sur les marchés. Toutefois, comme le souligne Carsten Brzeski, les indicateurs de confiance de la région restent solides et se trouvent à un niveau nettement supérieur à ceux de 2014.

    Mais à eux seuls, les chiffres de l’inflation dans la zone euro plaident pour un prolongement du programme de rachats d’actifs de la BCE, actuellement de 60 milliards d’euros par mois, au-delà du mois de septembre 2016.

    2. L’euro ne baisse plus face au dollar

    La politique monétaire de la BCE est destinée à faire baisser l’euro face au billet vert. La devise a chuté de plus de 9% face au dollar depuis la fin du mois de décembre 2014. Mais depuis le mois de mai de cette année, la monnaie européenne reste coincée autour de 1,15 USD. Elle cotait ce mardi à 1,1354 USD, vers 18h. Ce niveau rassure toutefois Carsten Brzeski, qui pointe que malgré la récente appréciation de la devise, elle reste bien en-dessous de son cours de novembre-décembre, qui avait justifié en partie l’intervention de la BCE.

    3. Une légère amélioration du crédit

    Les conditions de crédit aux entreprises se sont assouplies plus nettement que prévu au troisième trimestre. Les banques se sont livrées à une concurrence active pour séduire les emprunteurs, selon une enquête de la BCE. Les liquidités injectées par la banque centrale sur le marché ont favorisé ces prêts. Mais le rythme de demande de crédit a augmenté plus faiblement que prévu. Toutefois, celle-ci est attendue en hausse en fin d’année. La situation de crédit est différente d’un pays à l’autre. Les conditions de crédit se sont durcies en France, mais sont restées inchangées en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas. L’Italie par contre a connu un assouplissement du crédit.

    La BCE tentera de discerner dans ces chiffres la preuve que son plan de rachat d’actifs profite à l’économie réelle, malgré une inflation anémique.

    4. L’impact de la Chine

    Le ralentissement économique de la Chine, et des pays émergents comme le Brésil et la Russie, préoccupe beaucoup les investisseurs car il se fait ressentir dans les résultats trimestriels de certaines sociétés exportatrices. "Il faut plus de temps pour déterminer en particulier si la perte de dynamique de croissance des marchés émergents est de nature permanente ou momentanée et pour évaluer les forces responsables de la baisse des prix internationaux des matières premières et des épisodes récents de graves turbulences financières", avait commenté en septembre Mario Draghi. L’Europe résiste relativement bien à ce ralentissement, l’indice PMI de septembre n’ayant que peu rétrogradé par rapport à des niveaux assez élevés, mais le président de la BCE a prévenu que la croissance du second semestre serait un peu plus lente que durant les six premiers mois de l’année.

    5. Le statu quo de la Réserve fédérale américaine

    La Fed a surpris de nombreux intervenants de marché en septembre, en décidant de ne pas relever ses taux d’intérêt à 0,25%. La banque centrale ne devrait pas annoncer la semaine prochaine la moindre modification à sa politique monétaire. Au début, cet immobilisme avait surpris, mais depuis, les esprits se sont rassurés du côté des marchés, car de plus en plus d’intervenants estiment que la Fed ne bougera pas à ses taux d’intérêt d’ici la fin de l’année. De quoi faire reculer le dollar face à l’euro, au grand dam de la BCE.

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